L’information a été très rapidement révélée par le Pentagone. Ce mardi 1er janvier 2019 un drone de combat américain, vraisemblablement un General Atomics MQ-1C Gray Eagle, a frappé une cible prioritaire d’Al-Qaïda dans l’ouest du Yémen. L’objectif de cette mission d’attaque était le terroriste islamiste Jamal Ali Al-badawi, considéré par la CIA et le FBI comme un des cerveaux de l’attaque contre le navire de guerre américain USS Cole le 12 octobre 2000. Depuis il était dans le «top 10» des personnes les plus recherchées par les États-Unis.

Ce n’est pas la première fois que l’Amérique a recours à un de ses drones de combat pour tuer un de ses ennemis. Bon OK dans le jargon politiquement correct de la défense on dit neutraliser mais appelons un chat un chat. C’est même une procédure qui est largement connue dans le monde et qui dessert grandement les avions de combat sans pilote trop souvent vu, à juste titre du coup, par les populations civiles comme des drones tueurs.
La CIA est fortement suspectée d’avoir eu recours à des dizaines de frappes de ce types contre des cibles terroristes en Afghanistan et au Pakistan, usant à chaque fois de bombes à guidage laser GBU-12 ou de missiles antichars AGM-114 Hellfire.

Lors de cette frappe du mardi 1er janvier 2019 donc le drone en question semble bien (selon plusieurs sources) être un General Atomics MQ-1C Gray Eagle, une version améliorée et modernisée du célèbre MQ-1 Predator conçue pour les besoins de l’US Army. Au moins deux missiles auraient été tirés contre la cible se trouvant dans la ville yéménite de Marib. Mais on ignore actuellement si le terroriste Jamal Ali Al-badawi est bel et bien mort, tout au plus sait-on que les médias locaux parlent de plusieurs explosions ayant causé plusieurs morts.
Mais dans ce genre d’affaire il existe aussi une guerre des mots entre information, désinformation, et propagande.

Pour autant le Pentagone a bien insisté sur le fait que ce raid aérien n’avait rien à voir avec la guerre aérienne et terrestre menée par l’Arabie Saoudite et ses alliés contre certains groupes terroristes dans la région. Depuis quelques semaines l’administration Trump et plusieurs pays européens dont la France se sont désolidarisés de ce conflit et de cet allié saoudien désormais assez encombrant.

Photo © US Department of Defense.

 

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