Le chiffre peut sembler ahurissant mais il reflète une réalité géostratégique propre à cette partie de l’Asie. Depuis 2017 les pilotes de la Japan Air Self Defense Force ont réalisé une moyenne de trois vols quotidiens d’interception. Ce sont dans leur très grande majorité des aéronefs chinois et russes qui font l’objet de ces alertes. Pour cela le Japon dispose, comme d’autres pays dans le monde d’une structure de réaction rapide.

Et au cours des dernières heures les Mitsubishi F-2A et F-15CJ de la Japan Air Self Defense Force ont repris ces missions quotidiennes, appuyés en cela par les Boeing E-767 et Northrop-Grumman E-2C/D Hawkeye qui les guident. Et ce malgré les difficiles recherches du pilote de F-35A Lightning II disparu dans le Pacifique. Car la réalité de ces interceptions ne s’arrêtent jamais.

Entre 2017 et 2018 les interceptions d’aéronefs chinois et russes pénétrant de manière illégale la zone d’exclusion économique japonaise ont représenté 98% de tous les interceptions réalisées par des pilotes japonais. Respectivement les avions chinois représentaient 55% de tous ces vols et les avions russes 43%.
Les 2 % restant étant bien souvent des avions de ligne de tous les autres pays ayant des difficultés passagères. À chaque fois les pilotes ont fait décollé leurs chasseurs afin d’aller identifier les aéronefs en question, et si besoin est les raccompagner dans l’espace aérien international.

Mais que sont ces aéronefs chinois et russes qui violent ainsi quotidiennement l’espace aérien de la zone d’exclusion économique nippone ? Dans leur très grande majorité des avions de reconnaissance Shaanxi Y-8 et Y-9 côté chinois et Ilyushin Il-38 et Tupolev Tu-142 côté russe. En fait la présence d’avions de combat est quasi nulle de la part de l’aviation russe, quatre cas seulement en deux ans, et très marginale côté chinois avec 11 interceptions durant la même période. L’avion de combat chinois le plus souvent observé à proximité de l’espace japonais est logiquement le Chengdu J-10.

Il est à noter que malgré la très forte présence militaire américaine dans l’archipel nippon c’est toujours la JASDF qui assure l’intégralité de ces interceptions.
Il est utile de souligner que l’un de ces décollages en scramble a été à l’été 2017 le fait justement d’un avion de l’US Navy. Un Boeing E-6B Mercury de l’escadron VQ-4 dont le plan de vol entre les États-Unis et le Japon n’avait justement pas été correctement transmis. Il a vu sa route interceptée par deux Mitsubishi F-15CJ qui l’ont accompagné jusqu’à sa base.

Photo © Japan Air Self Defense Force

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