Il porte le même nom qu’une célèbre voiture de sport américaine mais la comparaison avec le bijou d’esthétique des années 1970 s’arrête là. Car ce Northrop Grumman Firebird n’est pas à proprement parler l’avion actuel le plus réussi extérieurement parlant. Et malheureusement pis il ne se vend pas du tout ce qui pousse aujourd’hui l’avionneur américain a tenté de lui trouver des débouchés commerciaux. Pourtant sur le papier cet étrange monomoteur a de quoi plaire aux clients militaires, y compris les plus exigeants.

Depuis son premier vol il y a un peu plus de neuf ans, en février 2010, le Northrop Grumman Firebird n’a réellement enregistré que des refus. Même si aujourd’hui il se murmure de plus en plus que l’US Department of Homeland Sécurity aurait commandé en secret un exemplaire de la version pilotée de l’appareil. Pour mémoire c’est cette administration américaine née en réponse des attentats du 11 septembre qui est en charge de la sécurité intérieure des États-Unis.

Oui vous avez bien lu une version pilotée. Car l’un des secrets du Firebird réside dans le fait que Northrop Grumman propose cet aéronef de reconnaissance et de surveillance aussi bien en version avion qu’en version drone. Dans ce dernier cas il peut parfaitement concurrencer le General Atomics Sky Guardian, ce dérivé parapublique (et désarmé) du célèbre MQ-9 Reaper. D’ailleurs l’avionneur américain présente son Firebird comme une excellente plateforme télépiloté de surveillance frontalière et de cartographie aérienne.

Dans le même temps la version pilotée est censé pouvoir fournir aux forces aériennes et terrestres un outil de recueil du renseignement ELINT et SIGINT dernier cri. Une sorte d’alternative au Beechcraft MC-12 Liberty, à cela près que cet étrange monomoteur à hélice propulsive n’a jamais démontré aucune capacité au-dessus d’aucun champ de bataille. À la grosse différence donc avec les Super King Air qui fleurissent un peu partout dans le monde aujourd’hui dans cette mission ô combien stratégique.

Le Northrop Grumman Firebird en version avion sans pilote.

C’est donc actuellement au salon professionnel Xponential à Chicago que Northrop Grumman joue sa carte maîtresse avec la version drone. Le constructeur espère accrocher des contrats à l’export, que ce soit militaires ou parapubliques. Il est toujours difficile de vendre un avion militaire américains quand celui-ci ne sert pas dans les rangs des forces du Pentagone.
Une version de contrôle aérien avancé à destination des services de lutte anti-feux de forêt serait également à l’étude.

Photos © Northrop Grumman

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