Il y a quelques jours le Botswana faisait le buzz en annonçant lever temporairement l’interdiction de la chasse aux éléphants, se prenant de plein fouet une volée de bois vert de la part de la communauté internationale. Pourtant en parallèle c’est un des pays qui met en œuvre les moyens les plus lourds pour contrer le braconnage, y compris par les airs. Sa police dispose d’une flotte hélicoptères monoturbines H125 Écureuil de facture européenne mais aussi des drones. Dans certains cas même le Bostwana Defence Force Air Wing peut être appelée en renfort.

Si l’emploi des drones se répand dans les forces de police européennes et nord-américaines, comme en France par exemple, c’est très différent en Afrique. Leur coût d’achat et la nécessité de disposer de personnels aguerris rend souvent ces machines encore très difficiles d’accès aux pays sub-sahariens. Pourtant la police botswanaise a fait l’effort de disposer aujourd’hui d’une poignée de télé-pilotes utilisant des machines bons marchés mais permettant de surveiller la faune sauvage sans la déranger. Les drones sont en effet très silencieux, même en pleine nature.

Lorsque cela est nécessaire cependant les gardes-chasses botswanais peuvent faire appel aux hélicoptères de la police locale. Celle-ci dispose notamment de quatre Airbus Helicopters H125 Écureuil récemment achetés spécifiquement pour les opérations anti-braconnages. Ils sont équipés de moyens de surveillances tous-temps : caméra infrarouge couplée à un FLIR, phare puissant, et systèmes de stabilisation pour les fusils des tireurs d’élite.
En outre ces hélicoptères peuvent assurer la dépose de commandos de la police, opérant généralement à deux appareils. Un de transport avec six commandos armés et un de surveillance et d’appui.

Contrairement aux forces de l’ordre de beaucoup pays européens les policiers botswanais peuvent abattre les braconniers sans sommation. Il faut savoir que dans ce pays africain le fait de tuer illégalement un grand félin ou un pachyderme est considéré comme une atteinte à le sécurité nationale. De ce fait les policiers ouvrent aisément le feu contre les malfaiteurs.

Un équipement qui n’a rien à envier aux forces de l’ordre européennes ou nord-américaines.

Une démarche qui à première vue rend encore moins compréhensible la décision locale d’autoriser à tuer environ un millier d’éléphants d’ici à fin 2020. En fait il s’agit d’un choix dicté par la surpopulation éléphantine qui menace l’équilibre fragile de cette biomasse tout en mettant en péril certaines populations humaines rurales. Pour autant les éléphants adultes qui seront tués ne le seront pas par des braconniers mais par des chasseurs et des gardes-chasses autorisés par le pouvoir botswanais. Les braconniers eux risquent encore de se faire interpellés ou tués par la police ou l’armée.

Photos © police botswanaise.

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