L’information a été révélée par l’US Department of Defense via plusieurs médias aéronautiques anglophones. Les équipes de Northrop-Grumman et de l’US Air Force avanceraient correctement sur l’assemblage du prototype du futur bombardier stratégique américain. Le premier vol du B-21 Raider serait même attendu pour décembre 2021. Il s’agit aussi d’une course contre la montre face à la Chine et à la Russie qui développent elles-aussi des avions de ce type.

À l’instar des futurs Tupolev PAK DA et Xian H-20 donc le Northrop-Grumman B-21 Raider doit entrer en service au cours de la seconde moitié de la décennie prochaine. Sauf que pour lui la date a été annoncée depuis plusieurs mois maintenant : ce sera en 2025 avec une déclaration opérationnelle deux ans et demi à trois ans plus tard.
Au sujet de ses «adversaires» on est beaucoup plus dans le flou, Moscou et Pékin ne brillant guère par leur transparence ou leurs excès de communication. Le H-20 est attendu entre 2026 et 2028 et le PAK DA entre 2028 et 2030. Et encore il ne s’agit que de probabilités.

L’US Air Force va donc plus loin dans cette guerre de la communication en annonçant le plus officiellement possible que le premier vol aura lieu en décembre 2021. Pour autant pas question alors d’espérer voir fuiter des photos, même volées. Le programme du Northrop-Grumman B-21 Raider est ultra top-secret. Les militaires américains communiquent à minima dessus car ils n’ont pas le choix. Le remplacement à venir des Boeing B-52H Stratofortress et des Rockwell B-1B Lancer est connu de tous. Y compris en raison de la communication souvent jugée à outrance de l’administration Trump.

Selon les déclarations de l’US Air Force c’est donc à Melbourne, en Floride et non en Australie, que Northrop-Grumman réalise l’assemblage final des éléments du futur bombardier. Pour autant il est possible que l’avion réalise son premier vol ailleurs d’ici un peu plus de deux ans. Ce ne serait pas la première fois qu’un avion aussi secret serait démonté, convoyé par les airs, et remonté beaucoup plus à l’abri des regards sur une base en zone moins habitée. Nellis AFB dispose par exemple d’équipements adaptés à recevoir le plus confidentiel des futurs avions d’armes américains.

Quoiqu’il en soit la bataille autour du B-21 Raider est avant tout une guerre de communication. Et face à Tupolev et Xian l’avantage est actuellement clairement à Northrop-Grumman.

Vue d’artiste © US Air Force.

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4 COMMENTAIRES

    • Pourquoi à méditer? Les USA, c’est 40% du budget militaire MONDIAL. N’importe quel pays à leur place ferait au moins AUSSI bien. Arrêtez de croire que tout leur réussit, ils ont aussi de beaux fiasco chez eux ( genre destroyer Zumwalt , laser embarqué sur Boeing… ). Moi ce que je médite, c’est qu’avec un budget bien éloigné du leur, l’armée française se débrouille plutôt bien. Voilà ! 😉

  1. Il me semble que le remplacement du b52 n’est pas vraiment pour tout de suite, non ? 2050 au moins puisque les programmes de rénovation du buff sont en cours et que le b21 est censé remplacer les b1 et b2… Ou j’ai loupé un épisode ?

  2. Le B52 a été prolongé une énième fois en effet. De toute façon son cas d’emploi devient de plus en plus marginal.
    Il finira sans doute sa carrière comme porte-drône.
    Le B-21 est lancé, tout le monde le sait alors pourquoi ne pas communiquer dessus? C’est de la propagande pas cher, surtout que les potentiels opposants n’ont rien en développement: rien de mieux pour brosser la fibre patriotique.
    La véritable question vient plutôt de fait de la remise en service du F-117: plateforme de développement pour le B-21? Futur conversion en drône d’attaque ?

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