Avouons-le, c’est sans doute une des informations aéronautiques les plus intéressantes pour les aérophiles. Ce lundi 5 août 2019 l’avion de collection Silver Spitfire a pris son envol depuis le sud de l’Angleterre pour un périple autour du globe. Un peu plus de 40000 kilomètres en trente escales qui vont permettre à l’ancien chasseur de la Royal Air Force de survoler quelques-uns des plus beaux sites de la planète. C’est aussi un joli coup de pub pour son principal mécène, un horloger suisse de renom.

Ne boudons pas notre plaisir tant ce Supermarine Spitfire Mk-IX est juste magnifique ! Bien sûr les puristes regretteront sans doute que l’avion ait été dépouillé de son armement d’origine et littéralement décapé. Bye bye la livrée guerrière de la RAF sous laquelle il avait participé à une cinquantaine de missions de combat, et bonjour ce magnifique rendu argenté qui lui donne son nom. Pour le reste la machine construite en 1943 a été restaurée selon les codes actuels, c’est à dire en respectant au maximum le travail des techniciens et ouvriers de l’époque. C’est sous l’immatriculation britannique G-IRTY, et non pas son ancien code tactique MJ271 que Silver Spitfire va sillonner les cieux du monde entier.

À tour de rôle les pilotes britanniques Steve Boultbee Brooks et Matt Jones vont se relayer pour couvrir les 43000 kilomètres du périple. Le premier d’entre-eux est d’ailleurs le propriétaire de l’avion au travers de l’école Boultbee Flight Academy qu’il a créé. Bel ambassadeur que ce Silver Spitfire, n’en doutons pas !
Pour autant les deux hommes ont eu besoin d’un sponsor pour pouvoir réaliser leur projet. Et c’est du côté de la Suisse qu’ils l’ont trouvé. L’horloger de luxe IWC a donc apporté son concours financier au projet, pour un montant non divulgué. Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise de ce secteur d’activité s’associe au monde aéronautique, c’est même devenu une quasi norme depuis Breitling. Avions et montres d’exceptions semblent bien aller l’un avec l’autre.

Et c’est depuis Goodwood Airfield dans le Sussex que l’avion a décollé. Un terrain d’aviation sans doute pas choisi au hasard. Il s’agit d’abord d’un des plus méridionaux aérodromes britanniques mais également d’une ancienne base de la Royal Air Force. Durant la Seconde Guerre mondiale deux unités évoluant sur Spitfire y furent stationnés : les N°145 et N°602 squadrons du printemps 1943 à la fin des hostilités.

Les pyramides d’Égypte, la Grande Muraille de Chine, le Taj Mahal, ou encore la statut de la Liberté sont autant de destinations que l’avion argenté survolera. Autant le dire les photos ont toutes les chances d’être splendides. Si la troisième étape passera dans quelques jours par le Canada, la France, ne sera pas oubliée. Notre pays, un des berceaux de l’aviation, accueillera l’avant-dernière étape de ce tour du monde. Ce sera dans quelques mois, en décembre. Nous aurons le temps d’y revenir.

Croisons les doigts pour que ces deux pilotes britanniques réussissent leur pari un peu fou : le premier tour du monde réalisé sur un Supermarine Spitfire. Pas mal pour un avion construit il y a 76 ans. Et à coup sûr un beau rêve de gosse pour de nombre de passionné(e)s d’aviation.
À titre personnel le passionné de Spitfire que je suis kiffe vraiment ce Silver Spitfire et son aventure.

Photo © Boultbee Flight Academy.

 

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14 COMMENTAIRES

  1. Je me demande bien comment ce dernier va traverser l’océan Pacifique, vu que, même s’il dispose (sans doute) de réservoirs supplémentaires, il n’a pas l’autonomie nécessaire pour franchir une telle étendue d’eau…..

    • Le coup de bol c’est que le Pacifique n’est pas une vaste étendue d’eau sans rien dessus. On trouve pas mal d’archipel, et beaucoup avec des aérodromes. Du coup dans ce genre de périple ça permet de faire des haltes pour ravitailler.

      • Euh comment vous dire sans que vous le preniez mal? Il y a effectivement des iles avec des pistes ( pas d’aérodromes ) mais il faut avoir l’allonge et là , je pense pas que le Spitifire ait les pattes assez longues…

        • Donc bravo lizher une fois encore vous nous éblouissez. Ces pilotes britanniques ont préparé leur périple durant des mois, et vous là de suite vous nous annoncez que leur avion n’a pas les pattes assez longues. Mais comment pouvaient-ils ne pas vous avoir embauchés avant cela lizher ? Vous êtes un génie, et ces pilotes britanniques non.
          Ou pas.

    • Bonsoir,
      Désolé de vous contredire Lizher, mais ils passent aussi par le Pacifique Nord. Regardez bien la carte. Ils font étape au sud des USA, puis en Alaska, puis en Russie, puis au Japon, puis en Corée du Sud et enfin en Chine en ce qui concerne l’Océan Pacifique.
      Cordialement

    • Et bien sûr lizher, dans votre esprit la mer de Bering n’est pas dans l’océan Pacifique. Vraiment votre trolling renouvelé commence à sérieusement m’échauffer !

  2. Pour traverser le Pacifique, le Silver Spitfire va passer par les îles Aléoutiennes, tout comme les chasseurs convoyés vers l’URSS par la route du Nord-Ouest durant la Deuxième Guerre mondiale : https://www.avionslegendaires.net/dossier/recits/route-aerienne-nord-ouest-lamerique-secours-de-lurss/

    Pour traverser l’Atlantique, également la voie du nord par l’Islande, la Groenland puis les îles arctiques canadiennes. Trois escales prévues au Québec : Kuujjuaq, Wabush et Mont-Joli. Peut-être un passage au-dessus du fleuve Saint-Laurent avec le Château Frontenac de Québec en arrière-plan ? Cela ferait une superbe photo !

  3. Ce sera bien le contournement par le nord de l’Océan Pacifique ( Mer de Bering) et non sa traversée. Quant à la présence d’îles et d’archipels du Pacifique sur lesquels on trouve un aérodrome, merci pour l’info…j’aurais appris quelque chose aujourd’hui.( deuxième degré…) Quant à l’autonomie, pendant la bataille d’Angleterre, les Spitfires n’avaient pas une si grande allonge que cela ( 724kms de distance franchissable et ‘ils se battaient au dessus de leur propre territoire, contrairement aux Messerschmitts qui ne pouvaient rester au dessus de l’Angleterre que 30 minutes maxi..Alors, même s’il y a contournement par les îles Aléoutiennes., et même si cette expédition a été préparée avec soin je suis quand même dans l’interrogation vis à vis du problème évoqué plus haut.à savoir l’autonomie. Ayant plus d’une centaine d’heures de vol à mon actif je puis vous assurer que ce problème n’est pas quelque chose que l’on prend à la légère avant de décoller pour une nav’ quelconque. .Bonne journée.

    • Ah, !!! le Légendaire Flegme d’ARNAUD, décidément, toi aussi, tu nous échauffes sérieusement les oreilles. Contentes-toi de nous pondre de bons articles, précis, et rigoureux, et arrêtes de répondre aussi agressivement à tes lecteurs, qui se donne la peine de consulter ce site,
      Remets toi aussi en question car si les discussions dérapent, c’est de plus en plus à cause de tes réponses ironiques, limites insultantes
      Comme d’habitude tu vas me censurer car tu ne supportes pas la contradiction, et tu vas de traiter de TROLL, c’est tellement plis facile
      Cordialement,

  4. Merci Arnaud pour la censure, mais au moins tu as lu mon message. Dommage que les autres lecteurs n’aient pas pu le lire, car pour en avoir discuté avec des habitués du site, nous sommes de plus en plus nombreux à déplorer ton comportement et des sauts d’humeur.
    Tu devrais prendre en considération mes dires., car c’est vraiment dommage d’en arriver à de tels comportements sur un site consulté par des passionnés, qui ne sont des décérébrés ou troll ( qu’est ce que ce mot est NUL ! ) à partir du moment où ils ne sont pas de ton avis, et de censurer sous prétexte que cela n’apporte rien à la discussion.
    Bonne nuit,

    • Je ne vois aucune censure, même pas de modération à votre encontre Rafaletiger. Vous êtes une fois de plus pris en flag’ de victimisation et de mensonges éhontés. C’est tellement habituel avec vous.
      À bon entendeur.

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