L’avion de ligne réalisait ce jeudi 15 août 2019 un vol régulier vers l’aéroport criméen de Simferopol. Peu après son décollage de l’aéroport de Moscou-Joukovski un biréacteur commercial Airbus A321 a atterri en catastrophe dans un champ de maïs. Une vingtaine de ses occupants a été blessée tandis que la piste du péril aviaire est très sérieusement envisagée par les autorités aéronautiques locales. L’aéronef en question, immatriculé VQ-BOZ, appartient à la compagnie Ural Airlines.

Outre ses sept membres d’équipage un total de 226 passagers avaient pris place à bord de cet Airbus A321-200. Il s’agissait d’une liaison régulière permettant de relier la capitale russe à la ville de Simferopol, dans la partie sous occupation russe de la péninsule ukrainienne de Crimée. Le vol était connue en tant que U6-178.

C’est au moment du décollage que l’un des réacteurs de l’avion a visiblement absorbé une nuée d’oiseaux. L’équipage a parlé de mouettes ou de goélands. Plusieurs d’entre-eux ont été ingéré par le moteur et causé son arrêt immédiat. Le commandant de bord a alors décidé de poser en urgence son avion sur un des nombreux terrains agricoles qui jouxtent l’aéroport de Moscou-Joukoski. Le train d’atterrissage ayant déjà été rentré il n’a pas été ressorti. L’Airbus A321-200 s’est donc littéralement «posé sur le ventre».

Dans le choc de l’atterrissage tout a été chahuté dans la cabine, tandis que l’avion dérapait sur le sol. Les épis du champ de maïs ont à priori bien ralenti la progression du biréacteur, tandis que les équipes de secours étaient en route. Les personnels navigants commerciaux ont évacué les 226 passagers par les toboggans d’urgence dès lors que leur aéronef s’était immobilisé.
Par chance aucun incendie n’a eu lieu, l’avion n’a donc pas été détruit par l’accident.

Au final vingt-trois passagers ont été blessés dont dix plus sérieusement que d’autres ont nécessité un transport à l’hôpital. Parmi ces derniers figurent trois enfants. Les enquêteurs de l’aviation civile russe sont arrivés sur place moins de deux heures après l’accident et ont très vite confirmé les déclarations de l’équipage quand à un péril aviaire. Des restes d’oiseaux ont été découvert dans un des réacteurs.

Photo © Wikimédia Commons.

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