L’accident a largement marqué dans ce pays francophone d’Afrique sub-saharienne. Ce dimanche 24 novembre 2019 au matin un avion de transport régional Dornier Do 228-200 s’est écrasé peu après son décollage de l’aéroport de Goma en République Démocratique du Congo. Tous les passagers et membres d’équipage du bimoteur ont péri ainsi qu’au moins douze personnes qui se trouvaient dans le petit immeuble que l’avion a percuté. On ignore actuellement les causes exactes de l’accident.

Il était environ 9 heures 15 du matin quand le Dornier Do 228-200 appartenant à a la compagnie aérienne Busy Bee Congo, et porteur de l’immatriculation congolaise 9S-GNH s’est crashé. Il avait décollé quelques minutes auparavant. Pour une raison encore inconnue il a heurté un immeuble de quatre étages se trouvant en lisière de l’aéroport de Goma. Très rapidement l’avion s’est enflammé causant un début d’incendie. Les secours, très rudimentaires dans cette ville congolaise d’un peu plus d’un million d’habitants, ont mis plus de vingt minutes à arriver. En fait ce sont de nombreux passants qui ont porté secours aux sinistrés.

Le bilan officiel est actuellement de 29 morts, mais pourrait encore s’alourdir dans les heures qui viennent. Il s’agit des quinze passagers et deux membres d’équipage du Do 228-200, ainsi que de douze personnes se trouvant dans ou aux abords immédiats de l’immeuble d’habitation.
L’avion a été totalement détruit et selon les médias locaux on ne retrouve rien de lui. Il est à signaler qu’à l’heure actuelle aucune enquête n’est officiellement diligentée par les autorités congolaises. Il faut dire que ce pays, parmi les plus pauvres de la planète, est réputé pour son laxisme en matière de sécurité aérienne. Les avions immatriculés en République Démocratique du Congo sont d’ailleurs interdit de vol dans l’espace aérien de l’Union Européenne.

Inconnue sous nos latitudes la compagnie aérienne congolaise Busy Bee Congo est spécialisée dans les vols intérieurs. Jusqu’au moment de ce dramatique écrasement elle possédait trois Dornier Do 228 qu’elle exploitait pour des vols que l’on pourrait qualifier de brousse. Elle même se désigne comme : «spécialiste du Congo profond». Selon son site internet cette compagnie aérienne assure même des vols d’évacuation sanitaire.

L’avion accidenté n’était pas d’une toute première jeunesse. Ayant réalisé son premier vol au printemps 1984 il a appartenu de cette même année à 2003 à la compagnie Olympic Airways qui l’a ensuite revendu. Le Do 228 en question est ensuite passé entre plusieurs acheteurs africains avant d’échouer en 2017 chez Busy Bee Congo.
La RDC est réputée pour être un des pays les moins fiables en matière de sécurité aérienne et ses avions sont fréquemment l’objet de controverses multiples. Il y a d’ailleurs très peu de chances de voir une véritable enquête approfondie après ce crash. Reste qu’au moins 29 personnes y ont perdu la vie.

Photo © Busy Bee Congo.

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