Voilà une des missions les moins connues d’une des unités les moins médiatisées de l’Armée de l’Air. Lorsque l’on aborde le cas de l’Escadron de Transport 60 installé sur la Base Aérienne 107 de Villacoublay dans l’ouest francilien on pense évidemment au transport présidentiel, et c’est bien logique puisque c’est sa mission la plus emblématique. Mais cette unité assure également des vols d’évacuation sanitaire et de rapatriements de combattants vers la France. Et pour cela ses avion sont totalement adaptables, dans la limite du possible bien entendu.

Évidemment il est peu probable qu’un ou plusieurs combattants français soient rapatriés sur le territoire national à bord de Cotam Unité, le célèbre Airbus A330 présidentiel. Non pas qu’Emmanuel Macron (ou avant lui Nicolas Sarkozy et François Hollande) ne soit pas prêteur, mais cet avion est suffisamment stratégique pour éviter d’avoir à remplir ce genre de rôle.
Non pour rapatrier des soldats blessés au combat l’Escadron de Transport 60 dispose d’un modèle d’avion spécialement adapté : le Dassault Aviation Falcon 2000.

Ce petit biréacteur moyen-courrier est habituellement dévolu aux missions de soutien ministériel ou bien au profit des deux chambres parlementaires françaises. Ils sont adaptés au transport de dix à douze passagers sur un maximum de 7500 kilomètres. Mais dans certains cas ils peuvent être transformés, en quelques heures seulement, en véritables ambulances volantes. Et dans ce cas ils peuvent transporter un ou deux blessés médicalisés.

C’est ainsi qu’il y a quelques jours le Service de Santé des Armées à demandé à l’Armée de l’Air de mettre à disposition un de ces deux Falcon 2000 pour rapatrier entre le Mali et la France un soldat français blessé en opérations. Et le temps de réaction a été très court puisqu’il n’a fallut que douze heures entre le déclenchement de l’alerte par le SSA et l’arrivée du combattant dans un hôpital militaire parisien. Et durant cette demi-journée il a fallu faire décoller l’avion de la BA 107 de Villacoublay, rejoindre Gao au Mali, embarquer le blessé et l’équipe médicale, et rentrer en France. Une fois arrivé sur la plateforme militaire francilienne le soldat blessé a été pris en compte par une ambulance de réanimation des pompiers de Paris et transporté sous escorte motocyclette jusqu’à l’hôpital.

Une mission rondement menée qui montre aussi tout le professionnalisme d’une chaîne opérationnelle touchant à la fois le SSA et l’Armée de l’Air, autant les unités basées en France que celles en opérations extérieures dans le cadre de la force Barkhane.
Il faut souligner que depuis quelques temps un des deux Falcon 2000 de l’Escadron de Transport 60 est maintenu en configuration d’évacuation sanitaire. On voit ici que cela a été profitable à ce soldat rapatrié de Gao.

Photo © Armée de l’Air.

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5 COMMENTAIRES

  1. Aucun lien interne vers le Falcon 2000? Pas la peine de faire des « articles » si c’est pour les bâcler. Vous voulez qu’on le cherche nous même ce bizjet ? Encore une fois bien approximatif ce travail journalistique.

    • S’il n’y a pas de lien vers le Falcon 2000 c’est simplement que cet avion n’est actuellement pas présent dans la partie encyclopédique du site. Donc désolé si à vos yeux Boulin ce travail était approximatif. 🙂

  2. dommage qu’on parle peu dans la presse grand public de ce genre de mission!!!
    jean frederic boulin proposez donc un article sur le falcon 2000 vous qui etes un professionnel de la critique.

    • Mes écrits seraient bien trop pointus technologiquement pour un blog aussi généraliste et confus. Et son auditoire est bien trop faible qualitativement pour que je m’abaisse à écrire pour ses lecteurs. Non je préfère continuer à critique car l’ensemble de ma critique est constructive puisqu’elle émane de ma connaissance très élevée dans le domaine aéronautique.

  3. La suffisance de Monsieur Boulin et son mépris sont impressionnants !
    Mais en effet j’attends avec impatience un article sur ces Falcon 2000. Je trouve vos publications toujours très intéressantes, certainement parce que je n’ai pas une « connaissance très élevée dans ce domaine »…. Cela s’appelle de la vulgarisation : Contrairement à ce qu’en pense votre détracteur, la vulgarisation demande une bonne connaissance technique de son sujet, la capacité à se mettre au niveau de ses interlocuteurs, l’envie de partager ses connaissances. Cela s’appelle la passion … Continuez !

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