L’affaire commence à être pas mal médiatisée outre-Atlantique, sans doute que nos lecteurs québécois en ont entendu parler. Ce vendredi 21 février 2020 un hydravion commercial De Havilland Canada DHC-2 Beaver a été volé sur l’hydrobase civile de Vancouver. Dans sa précipitation le malfaiteur a endommagé deux autres hydravions à flotteurs stationnés là tandis qu’il abandonnait son aéronef lui aussi dégradé. La proximité avec l’état américain de Washington fait craindre qu’il ait réussi à quitter le Canada.

Il était environ 3 heures 30 du matin quand les faits se sont produits. Les caméras de vidéo-surveillance indiquent qu’un homme a pénétré en courant dans l’hydrobase commerciale de Vancouver. Il s’est précipité à bord de l’hydravion à flotteurs immatriculé C-FPCG, un monomoteur De Havilland Canada DHC-2 Beaver appartenant à la compagnie Seair Seaplanes. Et il a réussi à le faire démarrer. L’hydravion a alors commencé à se déplacer, heurtant au passage deux autres hydravions en stationnement.

L’un d’eux, un DHC-3 Otter modernisé par l’ajout d’un turbopropulseur en lieu et place de son moteur à pistons, a été fortement endommagé au niveau de la voilure. Il est porteur quant à lui de l’immatriculation canadienne C-FIUZ et appartient à la compagnie aérienne Harbour Air, bien connue au Canada. L’aile droite a été en partie sectionnée, rendant l’aéronef inapte au vol. Un second Turbo Otter aurait aussi été endommagé, mais moins lourdement.

Le voleur a abandonné son hydravion après avoir constaté qu’il avait été endommagé également dans le choc. Son aile le rendait lui aussi incapable de déjauger. Le vol donc devenait impossible, dans tous les sens du terme sur ce coup là.
Il semble qu’il ait pris la fuite… à la nage. En effet aucun canot ou kayak n’a disparu dans la région le soir du larcin.

L’hydravion Turbo Otter C-FIUZ sur l’hydrobase commerciale de Vancouver.

Les autorités canadiennes prennent l’affaire très au sérieux. Leurs collègues américains, sis à quelques kilomètres seulement eux aussi. Les vols d’aéronefs ne sont pas monnaie courante, d’hydravions encore moins. Fort heureusement le malfaiteur n’a pas pu prendre les airs mais le fait qu’il ait pensé à venir dérober un moyen de transport aussi insolite signe son méfait : l’homme est un pilote. Ou alors il est complètement idiot.
De ce côté ci de l’Atlantique un tel méfait pourrait faire sourire car le nombre d’hydravions à flotteurs y est globalement bien plus faible qu’en Amérique du nord.

Photos © Keypublishing.

 

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