Ce contrat n’a laissé aucune chance aux Européens et à leur A400M Atlas. Ce jeudi 4 juin 2020 le ministère néo-zélandais de la défense a fait savoir qu’il commandait cinq C-130J-30 Super Hercules à l’avionneur américain Lockheed-Martin. Un marché d’environ un milliard et demi de dollars qui va permettre à la Royal New Zealand Air Force de rajeunir sa flotte d’avions de transport tactique. Les avions doivent être livrés entre 2024 et 2025.

Aujourd’hui ce sont cinq Lockheed C-130H Hercules livrés entre 1965 et 1968 que possède la Royal New Zealand Air Force au sein de son N°40 Squadron. La Nouvelle-Zélande avait en effet été un des premiers clients à l’export de la version Hotel du célèbre avion-cargo américain, bien avant la France donc.
Bien que modernisés à deux reprises depuis leur entrée en service, en 1989 puis en 2008, ces avions accusent désormais leur âge. D’autant que les Néo-Zélandais en font un usage intensif autant pour des opérations extérieures que pour des missions de souveraineté nationale. Ils sont par exemple souvent employé au profit des expéditions scientifiques en Antarctique.

Aussi leur remplacement devenait urgent. Et pour la Royal New Zealand Air Force il n’y avait pas trente-six solutions possibles. C’était forcément un avion américain ou européen. Il lui était hors de question d’acheter russe et encore moins chinois. De toutes manières ni le premier ni le second ne proposait d’avion adéquat.
Et très rapidement l’Airbus DS A400M Atlas s’est révélé légèrement trop gros pour ses besoins. Inutile de préciser que les généraux néo-zélandais avaient sans doute déjà en tête l’aéronef qu’ils voulaient : le Lockheed-Martin C-130J Super Hercules.

Par contre le choix de la version sélectionnée a de quoi surprendre. La Royal New Zealand Air Force a décidé d’acquérir des C-130J-30, c’est à dire la version à fuselage long de l’avion tactique américain. C’est celle-ci par exemple qui sert actuellement dans l’Armée de l’Air ou dans la Royal Air Force.
Pour le nombre d’avions achetés les Néo-Zélandais n’ont pas été au plus dur non plus, ils ont fait du avion pour avion. Cinq Hercules à remplacer, donc cinq Super Hercules en commande.
Même si le contrat peut sembler assez petit pour Lockheed-Martin il n’en est pas moins juteux.

Un milliard et demi de dollars US, c’est ce que va toucher l’avionneur. Pour les cinq avions mais aussi pour un simulateur de vol ou encore pour le suivi des avions durant les quinze prochaines années. Surtout Lockheed-Martin démontre que pour remplacer des Hercules il n’y a rarement mieux que le Super Hercules. L’A400M Atlas plus onéreux et plus imposant n’est pas forcément adapté pour toutes les forces aériennes.
Le premier C-130J-30 Super Hercules néo-zélandais sera livré d’ici quatre ans, et le dernier l’année suivante.

Photo © RNZAF.

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