Le programme d’achat est intégré au Livre Blanc de la défense australienne de 2016. La Royal Australian Air Force vient d’émettre une demande d’information concernant un futur avion d’entraînement avancé. Il s’agit de succéder aux trente-trois actuels BAe Hawk Mk-127 en service depuis vingt-trois ans. D’ores et déjà Canberra exclue la Chine et la Russie de cette compétition.

Considéré comme la première version de la seconde génération du BAe Hawk le Hawk Mk-127 a donné notamment naissance au Hawk LIFT en service en Afrique du sud et surtout au Hawk T.2 actuellement opérationnel dans la RAF. C’est donc un avion ayant encore un fort potentiel malgré l’utilisation intensive qu’en ont fait les pilotes australiens au cours des vingt-trois dernières années.
Sur les trente-trois machines en service douze furent construits au Royaume-Uni et le reliquat localement. C’est De Havilland Australia qui assura ce rôle, comme il l’avait déjà fait précédemment pour le Pilatus PC-9 suisse.

Actuellement les Hawk Mk-127 sont considérés comme vieillissant dans la RAAF malgré donc encore de bonnes qualités. Surtout les généraux australiens veulent un avion adapté à la formation des pilotes sur des avions d’armes de nouvelle génération types Super Hornet et Lightning II. D’où cette demande d’informations, ou RFI (pour Request For Informations) en anglais.

En Australie des avions sont déjà dans le collimateur du ministère de la défense comme potentiels successeurs du Hawk Mk-127 : Korean Aerospace Industries T-50 Golden Eagle sud coréen et Leonardo M-346 Master italien bien sûr mais également le tout nouveau Boeing T-7 Red Hawk américain. On parle aussi de l’Advanced Hawk développé par BAe avec l’aide de l’industrie aéronautique indienne. Taïwan pourrait aussi être tenté de présenter son T-5 Brave Eagle actuellement en cours de développement.
Les avionneur chinois et russes étant exclus pour des raisons autant diplomatiques que technologiques de la compétition il n’y a aucune chance de voir concourir des machines comme le Hongdu L-15 ou le KB Sat SR-10.

En fait cette demande d’information s’inscrit dans un plus vaste plan de modernisation de la filière de formation au sein de la RAAF. Initiée avec le remplacement des Pilatus PC-9 par des PC-21 bien plus modernes elle se poursuit donc avec les jets d’entraînement avancé.
L’état-major australien entend avoir trouvé son nouvel avion au plus tard dans un an.

Photo © Keypublishing.

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