L’accident s’est déroulé ce samedi 4 juillet 2020 en milieu de journée. Un monomoteur Stampe & Vertongen SV.4 modifié s’est écrasé lors d’un vol d’entraînement à la voltige aérienne. De la carcasse du biplan tombé dans un champ de blé les sauveteurs ont extrait un blessé grave et un mort. L’enquête sur les causes de ce crash a été confié aux experts du BEA, le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile.

Il était environ midi quand le Service Départemental d’Incendies et de Secours du Maine-et-Loire a été sonné pour l’écrasement d’un avion léger à proximité de l’aéroport d’Angers-Loire. Arrivés sur place les soldats du feu ont sécurisé le terrain agricole sur lequel l’avion s’était crashé. Ils craignaient en effet que l’aéronef en s’embrasant ne déclenche un feu de végétation, cette dernière étant à l’instar des sols très sèche. En parallèle leurs collègues ont extrait le pilote et le passager de l’avion.
Le premier était malheureusement décédé dans l’accident tandis que le second était grièvement blessé. Son pronostic vital engagé il a été évacué par le SAMU 49. L’action conjointe des différentes équipes du SDIS 49 a permis d’éviter que l’avion ne brûle et qu’ainsi un incendie plus important ne se déclenche.

Le pilote et son passagers sont sexagénaires, tous deux membres de l’aéroclub local. Leur appareil était un monomoteur Stampe & Vertongen SV.4 modifié. Le célèbre biplan disposait en effet d’un moteur inhabituel : un Lycoming O-320. Généralement ces avions de facture belge sont propulsés par des De Havilland Gipsy Major I britanniques ou des Renault 4P français.
Immatriculé F-PTTL il appartenait au CPVA, le célèbre Centre de Perfectionnement et de Voltige aérienne d’Angers. À l’origine il fut construit comme SV.4C à moteur Renault 4Pei en 1947. C’est seulement depuis 2007 qu’il volait avec son Lycoming O-320 actuel.
Partiellement détruit lors de son impact avec le sol on ignore si l’avion revolera un jour.

Désormais la balle est dans le camp des experts enquêteurs du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile. Assistés de la Gendarmerie Nationale qui a littéralement figé la scène de l’accident ils vont devoir élucider les causes de cet accident qui a tout de même causé la mort d’un pilote expérimenté et entraîné de graves blessures à son passager. Quelques heures seulement après l’écrasement les membres du BEA étaient déjà à pied d’œuvre dans le champ de blé.
Leurs conclusions ne seront sans doute pas connus avant plusieurs semaines.

Photo © Keypublishing.

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