C’est un conflit qui se joue aux confins du Caucase mais risque de mettre le feu aux poudres. Ce dimanche 27 septembre 2020 des éléments sécessionnistes arméniens ont lancé des attaques contre des positions militaires azéries dans la province du Haut-Karabagh. En réponse un raid aérien a été lancé par l’Azerbaïdjan contre des installations pro-arméniennes dans la ville de Stepanakert. En conséquence de quoi les forces aériennes des deux pays sont désormais au plus haut niveau d’alerte.

Entre les sources provenant d’Arménie et d’Azerbaïdjan c’est la guerre des chiffres et de la communication autant que la guerre pure et dure sur le terrain. La première annonce la mort d’une mère et de son bébé assassinés par les forces spéciales de la seconde qui de son côté déclare avoir perdu de nombreux éléments militaires dont des blindés et un hélicoptère. Factuellement un Mil Mi-17 azéri a bel et bien été descendu par des tirs arméniens venant du sol. Fort heureusement le pilote a réussi à maîtriser son écrasement évitant ainsi le drame. Le biturbine est tombé près de la ville de Tartar à une demi-douzaine de kilomètres de la frontière avec la province sécessionniste du Haut-Karabagh. Les cinq membres d’équipage s’en sont donc sortis avec quelques blessures légères mais rien de lourd.

En fin d’après-midi des avions de combat Sukhoi Su-30SM arméniens ont été aperçu au-dessus du Haut-Karabagh, tandis que des avions d’attaque Sukhoi Su-25K flirtaient avec la frontière azérie. En réponse le gouvernement azéri a décidé de placer sa chasse en alerte maximale. Des chasseurs Mikoyan MiG-29 ont ainsi eu pour mission de se rapprocher de la zone de combats tandis que des hélicoptères Mil Mi-24 patrouillaient dans la zone où s’est crashé le Mi-17. En début de soirée le gouvernement arménien a affirmé avoir descendu un drone de reconnaissance azéri au-dessus d’un village du Haut-Karabagh, ce que l’Azerbaïdjan a nié. Dans les faits ce dernier possède bien actuellement une trentaine d’avions sans pilote de reconnaissance fournis depuis quelques années par Israël.

Face à cette montée en puissance des armes dans cette région du Caucase les réponses diplomatiques sont venues de Moscou et Paris. Chacun de son côté Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont unilatéralement appelé à la fin des hostilités et au retour à l’état de droit. Dans le même Recep Erdogan a promis de soutenir militairement l’Azerbaïdjan contre la menace arménienne. L’autocrate turc envisage désormais d’envoyer ses forces armées et aériennes contre l’Arménie. On attend désormais les réactions de l’Union Européenne, de l’ONU, et des États-Unis qui devraient intervenir assez rapidement.
Nous reviendrons sans doute d’ici les prochains jours sur l’avancée de ce conflit asiatique.

Photo © Keypublishing.

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4 COMMENTAIRES

  1. La Russie qui appelle au cessez le feu et au dialogue et qui dans le même temps vend chaque année de l’armement et des munitions aux deux camps qui sont exclusivement équipés d’armement soviétique/russe.

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