La célèbre patrouille de présentation britannique connaîtrait t-elle les même soucis que sa consœur française ? Ce lundi 22 mars 2021 l’UK Ministry of Defence a officialisé le fait que d’ici deux ans les jets d’entraînement BAe Hawk T.1 de la Royal Air Force seraient retirés du service au profit des Hawk T.2 bien plus modernes. Gros souci cependant cette mesure ne concerne pas les Red Arrows qui eux devront patienter encore au moins neuf ans. Et la future monture de cette unité d’excellence n’est pas connue actuellement.

À ce jour la Royal Air Force aligne encore une cinquantaine de BAe Hawk T.1 datés des années 1970-1980. Bien que rénovés à trois reprises depuis ces avions sont en passe d’être obsolètes pour la mission de formation avancée au sein des formations britanniques. C’est en tous cas le constat officiel à Londres.
D’ailleurs depuis 2009 ils ont commencé à laisser la place à des Hawk T.2 beaucoup plus modernes et plus à même de préparer les futurs pilotes destinés à voler sur F-35B Lightning II et sur Typhoon FGR.4.

D’ici 2023 donc ces avions quitteront le service ! Certains seront proposés à la revente sur le marché de seconde main tandis que d’autres finiront à la casse. Quelques-uns pourraient se retrouver dans les collections de musées à travers le monde. Pourtant après le retrait de ces machines quelques Hawk T.1 voleront toujours au sein de la RAF : les appareils des Red Arrows. Les célèbres Hawk rouges devraient demeurer encore en service pendant pas mal d’années.

Aucun remplaçant n’existant actuellement dans les rangs de la RAF la patrouille acrobatique est condamnée à conserver ses avions jusqu’à l’horizon 2030. Elle ne possède pas assez de Hawk T.2 pour en transférer chez les Red Arrows. Et il est hors de question de transformer cette unité sur avion de combat.
À l’instar de la Patrouille de France les Red Arrows peinent donc à trouver une nouvelle monture.

Le Hawk T.2 ici en vol en formation.

La présence dans l’arsenal britannique de ce Hawk T.2 repousse le temps de la réflexion quant au remplacement de cette machine par une plus contemporaine. En cela BAe Systems a été plus prévoyant que Dassault Aviation qui n’a pas su anticiper ou n’a pas réussi à concrétiser la fin de l’Alpha Jet E.

Photos © Royal Air Force.

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