Les causes de cet écrasement ne sont pas encore connus : incident technique ou action humaine ? Ce mardi 20 juillet 2021 en fin de matinée un chasseur-bombardier Dassault Aviation Mirage 2000D appartenant à l’Armée de l’Air et de l’Espace s’est écrasé dans la région de Mopti au Mali. L’avion réalisait une mission d’appui tactique dans le cadre de l’opération Barkhane. Fort heureusement les deux membres d’équipage ont pu s’éjecter et sont en bonne santé.

L’avion de combat français avait décollé peu auparavant de la Base Aérienne Projetée sise à Niamey au Niger. Le Mirage 2000D en question appartenait à la 3e Escadre de Chasse habituellement stationnée sur la Base Aérienne 133 de Nancy-Ochey.
C’est aux alentours de 11 heures du matin, en heure locale, que le contrôle aérien a fait état de la perte du contact radar avec le monoréacteur. Immédiatement une importante force de sauvetage a été mise en œuvre.
Hélicoptères d’assaut Caïman et d’appui tactique Tigre ont immédiatement été dépêchée sur la zone supposée du crash avec à bord des commandos spécialisés dans ce type d’opération.

Localisé au sud-ouest de la ville de Hombori le site de l’écrasement a aussi été celui où les deux membres d’équipage ont été récupérés par les personnels de la force Barkhane. Embarqués à bord des appareils de l’ALAT les deux aviateurs ont immédiatement été pris en charge et héliportés vers la base avancée de Gao. L’un d’entre eux deux souffres de blessures légères, sans mise en danger de sa vie. Le second est sain et sauf.

L’enquête ne fait que débuter mais d’ores et déjà le ministère des Armées écarte l’hypothèse d’une action de guerre des forces ennemis. Les djihadistes des groupes terroristes armés ne seraient donc pas derrière ce crash.
Il ne reste donc globalement que l’erreur de pilotage ou bien l’incident technique. Dans la majorité des cas c’est cette seconde hypothèse qui est retenue.

Avec les monoplaces Mirage 2000C les biplaces Mirage 2000D sont les avions de combat employés par la France dans l’immensité de la BSS, la bande sahélo-saharienne. Le recours au ravitaillement en vol représente donc une nécessité pour ces avions.

Photo © Armée de l’Air et de l’Espace

Publicité

4 COMMENTAIRES

  1. C’est plus compliqué que cela… Ces actions sont nécessaires si on veut lutter contre le « terrorisme international »
    Le principal problème c’est qu’on est les seuls à faire le « boulot »…
    (Et nos « alliés » sur le terrain ne sont guère motivés)

    Peu d’alliés Européens et une fiabilité des pays où l’on intervient qui laisse à désirer…

    Sans barkhane et les diverses opex, les attaques terroristes auraient sûrement étés plus nombreuses sur notre territoire tout comme sur nos intérêts à l’étranger…

    Ce qu’on oublie souvent c’est
    – Qu’une guerre fait tôt ou tard des morts (heureusement ce coup ci, les choses se sont bien passées) et
    – Qu’apres avoir gagner la guerre, il faut gagner la paix…

    Reste à connaître les causes du crash. A la vue de nos interventions et de notre parc, l’attrition est quand même négligeable.

  2. Suivant le profil de la mission, le contact radar n’est pas constant ( vol TTBA ), en revanche, l’éjection des pilotes provoque automatiquement la mise en route des balises détresse ( avion, sièges ) et croyez moi, ça hurle dans les HP du contrôle. Ca permet aux contrôleurs de diffuser l’alerte car le fréquence « garde » est veillée en permanence.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom