L’information n’a été révélée que ce vendredi 6 août 2021 par le ministère britannique de la défense. Le jeudi 22 juillet 2021 un avion de patrouille maritime Boeing Poseidon MRA.1 a réalisé le tout premier tir d’une torpille par un aéronef de ce type. L’exercice, qui s’est déroulé dans les eaux écossaises, a été un succès total. Le choix du site d’exercice n’est pas anodin puisqu’à plusieurs reprises des submersibles russes y ont été détectés.

Désormais donc le ministère britannique de la défense a l’assurance que ses cinq premiers Boeing Poseidon MRA.1 sont opérationnels dans la mission de lutte anti-sous-marine active. Jusque là ces avions se contentaient de repérer des cibles et de les traquer, en fait des sous-marins nucléaires d’attaque des classes Astute et Trafalgar. Désormais ils pourraient engager le feu contre un éventuel assaillant se trouvant sous la surface des eaux.

Le tir de la torpille, comme si vous y étiez ! Les données trop sensibles ont évidemment été caviardées par la RAF.

Pour cela donc ce jeudi 22 juillet 2021 en milieu de matinée un Poseidon MRA.1 appartenant au N°120 Squadron de la Royal Air Force a décollé de sa base de RAF Lossiemouth. Le biréacteur emportait en soutes une torpille Mark 54. Cette munition considérée comme légère avec ses 276 kilogrammes, dont presque 44 de charge de guerre, est fabriquée aux États-Unis par la société Raytheon.
À 11 heures 03, alors que l’avion de patrouille maritime survolait le fameux golfe écossais de Moray Firth, la torpille a été tirée. Son parachute s’est parfaitement ouvert et la pénétration dans les eaux de la Mer du Nord s’est déroulée sans difficulté.
Quelques secondes plus tard la munition explosait en profondeur.

Sur ce cliché la taille compacte de la torpille Mk-54 est flagrante, surtout vis-à-vis d’un Boeing 737.

Tirer une torpille pour un avion comme celui-ci pourrait sembler tout à fait anodin. Sauf que jusque là jamais les Britanniques n’en avaient eu l’occasion. La dernière munition de ce genre employée par un avion de la Royal Air Force le fut par un vieux BAe Nimrod. C’est dire si ça remonte à un bout de temps !

Photos © Royal Air Force.

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11 COMMENTAIRES

  1. Si c’est comme chez nous, au large de Toulon par exemple, ne vous inquiétez pas ! ce genre de procédure est prévue par radio, sur les cartes maritimes et sur les capitaineries de tous les ports de la région, Celui qui n’est pas au courant se voit survoler par un hélico qui lui explque gentiement de quitter les lieux le plus vite possible, sans compter l’amende !

    • Par contre, ça doit être chaud si un navire / sous-marin d’une armée étrangère force l’interdiction. Vu que les transpondeurs des aéronefs russes ne fonctionnent pas toujours très bien, peut-être que leurs navires ont des radios qui ne captent pas bien ce genre de message 🙂

      • Pour mémoire François L vous n’êtes pas sur un forum de discussions mais sur un site ouvrant ses articles aux commentaires. Et là clairement vous n’êtes plus dans le commentaire. Donc stop le n’importe quoi !

  2. Pour revenitr au sujet, il me semble que l’Atantique 2 est capable depuis longtemps d’en faire autant , Evidement pas avec les mêmes torpilles ! si je me trompe merci de me remettre sur les rails !

    • Sauf qu’entre l’Atlantique 2 et le Poseidon MRA.1 il y a au moins une génération d’écart. Nos marins volent sur des avions certes sans cesses modernisés mais désormais assez vieux alors que les aviateurs britanniques opèrent sur le nec plus ultra de la patmar contemporaine.

    • Les budgets c’est une chose mais la volonté d’Airbus de vraiment s’y plonger n’est pas vraiment là. Peut être que la France devrait investir dans des Boeing P-8 Poseidon comme nos alliés allemands et britanniques.

      • C’est là où la DGA a un role a jouer. Elle peut très bien demander à un sous traitant spécialise comme Thalès ou Sabena Technique d’en faire l’étude et la transformation des Airbus A320.

        C’est une vrai question de volonté et d’indépendance stratégique.

        • Sauf que l’indépendance stratégique ça va encore rimer avec gros flop commercial juste bon pour les Français mais surtout pas taillé pour nos partenaires européens. L’aéronautique vit au 21e siècle, il serait bien que les Français s’en rendent compte. Il nous faut une réponse européenne.

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