Petite vitesse et grands mouvements, voilà ce qui pourrait parfaitement résumer les négociations de l’Indian Air Force. Ce mercredi 8 septembre 2021 le gouvernement indien a finalement entériné les négociations avec Airbus Defence & Space autour de l’avion de transport tactique C-295W. Un peu plus de six ans après avoir annoncé la commande de cinquante-six exemplaires le contrat est enfin signé. Tous les avions ne seront pourtant pas produit à Séville dans les usines de l’avionneur européen.

Pour mémoire c’est en effet au printemps 2015 que le premier ministre indien, monsieur Narendra Modi, annonçait avoir négocié avec son homologue français, monsieur François Hollande, la vente de cinquante-six Airbus DS C-295. Sauf qu’entre temps la real politique indienne a repris le dessus, sans compter le fait que la France a changé de présidence deux ans plus tard. En fait comme souvent entre Français et Indiens les contrats d’équipements de défense se font, mais à la vitesse d’un train de sénateurs.

Les négociations ont donc débouchées cette semaine sur la commande des cinquante-six avions annoncé en 2015. À l’époque on parlait de C-295M et que désormais la commande ferme concerne des C-295W plus modernes. Ces avions sont notamment équipés de winglets en extrémités de voilure afin de réduire significativement la consommation en carburant.
Sur les cinquante-six avions commandés les seize premiers seront effectivement construits à Séville, au siège des ateliers Airbus DS. Les quarante exemplaires suivants le seront localement, par la branche aéronautique du géant industriel et agroalimentaire Tata. Ce transfert de technologie s’inscrit dans la politique dite du Make in India. Le groupe Tata assurera également à terme l’entretien technique des cinquante-six C-295W.

Le rôle premier de ces avions sera le transport tactique en succédant aux antédiluviens Hawker-Siddeley HS-748 de facture britannique. Il devront aussi remplacer les plus vieux des Antonov An-32 Cline d’origine soviétique. Les Airbus C-295W indiens seront également aptes aux missions secondaires de recherches et sauvetages en mer grâce à l’installation d’une chaîne SAR sur les avions à proximité de zones côtières.
Les premiers avions sont attendus en Inde d’ici début 2024.

Photo © Airbus DS.

Publicité

1 COMMENTAIRE

  1. C’est une bonne chose pour Airbus. Ce fut long, mais mieux vaut tenir, que courrir.

    Cela peut aussi inciter d’autres pays à en acheter, ainsi que des A 400 M.

    C’est toujours mieux que de se faire détrôner par un concurrent.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom