Soyons francs ce n’est pas du grand cinéma, de celui qui à l’instar d’un Ingmar Bergman ou d’un Orson Welles restera dans l’Histoire ! Peu importe car Uncharted n’est sans doute pas fait pour cela, c’est un long-métrage fait pour faire des entrées et pour ravir ses spectateurs. Et à ce niveau là ça marche carrément avec notamment deux scènes mettant en avant des aéronefs particulièrement excitantes et assez rigolotes. Amateurs de réalisme aéronautique s’abstenir cependant, on est à fond dans le cinéma pop-corn.

Il faut d’abord le dire : Uncharted c’est un film qui commence avec une scène aérienne à couper le souffle. Ensuite s’enchaînent des aventures dignes à la fois d’un film de gangsters, d’aventures, ou encore d’actions. Cent seize minutes qui passent très très vite.
Un trio d’acteurs plutôt sympathique porté le jeune premier Tom Holland, hissé au rang de superstar pour son rôle de Spiderman dans le MCU Avengers. Viennent à ses côtés deux acteurs sur le retour : Mark Wahlberg et Antonio Banderas. À 61 ans le Desperado a encore de beaux restes. Les rôles féminins sont quasiment accessoires dans ce film.

Et les scènes aéronautiques alors ? Afin de ne pas spoiler, ou divulgacher comme disent nos amis canadiens francophones, j’approfondirais juste cette que l’on voit dans la bande-annonce. Découvrir deux galions du XVIe siècles enlevés dans le ciel par des Sikorsky CH-54 Tarhe modifiés à quelque chose de vraiment jouissif. D’autant que les hélicoptères se tirent la bourre avec ces navires d’un autre âge.
Pour la seconde scène dites-vous juste que vous ne verrez plus jamais un parachutage depuis un Boeing C-17A Globemaster III de la même manière après avoir découvert le film.

Pour autant Uncharted n’a rien d’un film d’avions ou d’hélicoptères. C’est une sorte de doux mélange entre un Indiana Jones des temps modernes affublé d’un Goonies qui aurait grandi trop vite et d’une ersatz de Lara Croft. Le résultat est bluffant. Presque deux heures de pur bonheur et de franche rigolades, le genre de film que Hollywood aurait pu nous pondre dans les années 1980. Sauf qu’on a désormais les effets numériques des années 2020.
Les cinéphiles verront cependant sans doute quelques clins d’œil plutôt amusants que le plus jeune public ne comprendrait pas forcément.

Ah oui un conseil : ne vous levez pas tout de suite après que la lumière se soit rallumée dans la salle, vous risqueriez de passer à côté de quelque chose. Je dis ça je ne dis rien.

Illustrations © Columbia Pictures.

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3 COMMENTAIRES

  1. C’est ça que j’aime bien sur votre site. A la différence des autres vous ne parlez pas que du Rafale (ouah qu’est-ce qu’il est beau hein !!!) ou du F-35 (ouah qu’est-ce qu’il est moche) mais aussi de cinéma et de BD. En gros d’aéronautique au sens le plus large. Vous êtes sérieux sans vous prendre au sérieux, et ça c’est génial.

  2. Petite info à propos de ce film, il s’agit d’une oeuvre inspirée par une série de jeux vidéos éponymes développés par Naughty Dog, les papas de…. Crash Bandicoot notamment.
    Ces jeux sont sortis sur consoles Playstation 3 puis 4 (et Playstation Portable PSP et Vita). Le dernier épisode en date, Uncharted 4, est une vraie perle autant en terme de level design que de gameplay, et fait la part belle à l’aventure et les situations rocambolesques.
    Pour l’anecdote, la scène du film dans laquelle Drake se retrouve accroché dans le vide à un chargement parachuté par un C17 est tiré de l’épisode 3 des aventures de Nathan Drake.
    Bref, une série de jeux vidéos à succès qui est le pendant masculin de Lara Croft avec une touche humoristique et des personnages très attachants, sans compter les nombreuses mécaniques liées à la découverte d’artefacts et de trésors anciens qui font souvent le parallèle avec des faits historiques.
    Pour les geeks et possesseurs de Playstation, Uncharted est un must have, aujourd’hui adapté au cinéma.
    Merci Arnaud pour votre article !

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