À Washington DC l’Armée de l’Air et de l’Espace honore Saint-Exupéry.

C’est sans doute l’écrivain français le plus célèbre du siècle dernier. En cette mi-mai 2023 l’Armée de l’Air et de l’Espace et l’Ambassade de France aux États-Unis se sont unis pour commémorer à leur manière le 80e anniversaire de la publication du Petit Prince. Pour l’occasion l’empennage d’un avion de reconnaissance tactique Dassault Aviation Mirage F1-CR aux couleurs de la 33e Escadre va trôner dans les jardins de la diplomatie française à Washington DC. Il porte les marquages de l’EALA 9/72… Petit Prince.

C’est au début du mois d’avril 1943 qu’Antoine de Saint-Exupéry fait publier pour la première fois à New York son conte philosophique. Le Petit Prince se trouve alors dans le catalogue des éditions Reynal & Hitchcock. Le public français ne le découvrira qu’une fois la Seconde Guerre mondiale achevée, et son auteur mort. Saint-Ex ne saura donc jamais que des millions d’enfants à travers le monde ont fait de son Petit Prince une des œuvres littéraires les plus lus de la planète. L’aviateur et homme de lettres a donné le goût de la lecture à tant de petites filles et de petits garçons dans le monde. C’est ça le véritable héritage de Saint-Exupéry.
Le Petit Prince est universel.

En hommage à l’aviateur mort pour la libération de la France l’Armée de l’Air baptisera en 1957 du nom de Petit Prince son Escadrille d’Aviation Légère et d’Appui 9/72. Drôle de choix quand on connait le parti-pris ouvertement pacifiste de l’œuvre et la mission coloniale de cette unité volant alors North American T-6G Texan. L’EALA 9/72 Petit Prince est un pur produit de la guerre d’Algérie. Par la suite on le retrouva sur les Mirage F1-CR de la 33e Escadre.
Aujourd’hui c’est sur la Base aérienne 709 de Cognac Châteaubernard qu’il faut se rendre pour retrouver le Petit Prince et son héritage auprès de l’Armée de l’Air et de l’Espace. C’est l’École de l’Aviation de Chasse 315 qui entretient la mémoire vive de cet emblème mondialement connu.

Et donc pour honorer pleinement le 80e anniversaire de la publication de ce chef d’œuvre de la littérature l’ambassade de France à Washington DC va exposer dans ses jardins l’empennage du Mirage F1-CR numéro 654 arborant le Petit Prince et sa hache. Une manière comme une autre de rappeler le lien étroit entre ce conte et les États-Unis mais également entre l’aviation et Antoine de Saint-Exupéry.

Photos © Armée de l’Air et de l’Espace.

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ARTICLE ÉDITÉ PAR
Arnaud
Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

5 réponses

  1. De revoir le Petit Prince tenant la hache….. fait remonter beaucoup d’émotions en tant qu’ancien du 1/33. Pour l’histoire (la vraie), l’insigne du groupe de reconnaissance 2/33 3eme escadrille, vient du fait que le premier commandant s’appelait Alfred Bordage… d’où l’insigne de la hache d’A.Bordage ! Certes c’est un jeu de mot qui semble « tiré par les cheveux », mais il en est ainsi des nombreux surnoms donnés aux mécaniciens ou pilotes de l’armée de l’air (et de l’espace).
    D’autre part, l’insigne du petit Prince et de sa hache, a été créé par l’escadron lui-même, lors du passage du Mirage 3R au F1CR.. Auparavant c’était la hache (Francisque) dans un triangle jaune vif… L’insigne n’a pas été homologué par le S.H.D section air de Vincennes (Service historique de la Défense) – demande non faite ?. L’escadre a cependant autorisé cet insigne sur le coté gauche des dérives, le coté droit comportant l’insigne de l’escadre. Cette homologation officielle sera faite en 1993 en vue de la fermeture de la base de Strasbourg- Entzheim et du repli sur celle de Reims en 1994, avec la création officielle d’escadrilles dont celle du petit Prince.
    A titre d’exemple de surnoms, le mien était « LULU » par la rapport au fait que je signais les Formules 11 (doc avion) avec mes initiales « LU ». Je sais ça vole bas….

  2. Saint Exupery n’a jamais servi dans une unité de combat, mais seulement brièvement dans une unité de reconnaissance.

    1. En temps de guerre une unité de reconnaissance c’est une unité de combat, surtout au sein des FAFL.

      1. Au fait Arnaud, un petit rectificatif à faire: sur la photo il s’agit du 653 et dans votre commentaire, il est noté 654….

  3. Cette dérive a été remise en état par l’atelier structure de l’ESTA 15030 de la BA118 de Mont-de-Marsan. Les bénévoles de l’espace Patrimonial Rozanoff de la BA118 ont fournis le support d’exposition et ont réalisés le caisse de transport permettant ainsi son acheminement par voie aérienne civile assurée par la STE FEDEx. Toute cette manip a pu aboutir grâce au pilotage du CESA division Patrimoine, du personnel de la BA 118 et des bénévoles de l’espace Patrimonial Rozanoff.

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