Jusqu’à dimanche prochain la planète sport a rendez-vous dans le nord de l’Italie, entre Milan et Cortina, pour les XXVème Jeux Olympiques d’Hiver. Comme cela fut le cas chez nous à l’été 2024 un tel évènement a un retentissement mondiale, d’autant que cette année un objet volant (identifié) y a fait son apparition. Quinze drones de construction artisanal assurent une partie des prises de vue lors des épreuves sportives. Et le résultat est sans appel : on est bluffé par ce qu’on voit.
Jusque là quand on voulait avoir des prises de vues aériennes dans le sport on faisait appel à des hélicos comme les Écureuil et Écureuil 2 du Tour de France ou du Dakar ; ou bien aux fameuses caméras spider au-dessus des stades de foot et de rugby. Eh bien vous savez quoi ? Ils ont été ringardisé par les drones utilisés par les techniciens italiens sur les Jeux d’Hiver de Milan-Cortina.
Alors certes ils ne sont pas super discrets quand ils survolent à très basse altitude une épreuve de ski puisqu’on entend leur bourdonnement. En même temps ce sont des drones, le seul bruit qu’ils peuvent émettre c’est celui du faux-bourdon, c’est logique. De l’avis des sportifs et sportives interviewés par les médias cela ne les gène pas.
Car désormais que ce soit la descente Super G, le half pipe, ou encore la toute nouvelle discipline du ski alpinisme ils sont là. Les drones collent aux skieurs et skieuses et nous offrent des images à couper le souffle.
Oubliez les caméras postées le long des tracés et qui ne rendaient jamais vraiment vivantes les épreuves. Là c’est simple vous avez juste l’impression de vous retrouver deux ou trois mètres derrière et au-dessus des olympiens.
À quel drone avons nous affaire ? À priori à aucun fabriquant ayant pignon sur rue. Selon la télévision publique italienne RAI ces quinze engins ont été construits par un seul et même ingénieur dans son propre atelier, qui est d’ailleurs l’un de leurs télépilotes. Le comité olympique italien reste (logiquement) discret sur le nombre de femmes et d’hommes derrière les consoles. Les Jeux Olympiques d’Hiver ne sont pas terminés. Par contre on sait que chaque drone pèse moins de deux kilogrammes, dispose d’une autonomie d’environ une heure et demi, et peut voler jusqu’à 150 kilomètres heures. Le prix unitaire de chaque machine oscille entre 15 000 et 18 000 euros. Il n’y aurait pas deux drones identiques. On est donc sur du matériel très haut de gamme. Les équipements de prises de vue seraient eux aussi de fabrication artisanale.
Certains font même moins de 250 grammes et sont employés en intérieur pour certaines épreuves de vitesse sur glace. L’histoire ne dit pas si les finales de curling et de hockey y auront droits également.
Photo © AFP
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