La menace des drones est prise très au sérieux dans l’ensemble des pays de l’OTAN et/ou de l’Union Européenne ; la Slovénie n’y faisant pas exception. Bien que se tenant jusque là à distance des soucis avec la fédération de Russie ce petit pays anciennement yougoslave sait que les engines volants télépilotés peuvent représenter un danger réel pour son intégrité. Aussi elle s’essaye, comme d’autres, à l’emploi d’aéronefs légers afin de contrer ce péril ; dans son cas cela s’articule autour du Pilatus PC-9M. On parle aussi des hélicoptères Bell 206B Jet Ranger un peu à la manière des OH-58B Kiowa autrichiens du même constructeur.
Tout d’abord il serait bon de rappeler que la Slovénie c’est un des petits poucets de l’Union Européenne. Grande comme les deux tiers de la Belgique et ne disposant que de 46 kilomètres de littoral, sur l’Adriatique, elle possède une des plus faibles aviations militaires. Aucun chasseur, seuls ses neuf Pilatus PC-9M font office d’avions d’armes. Employant nacelles de mitrailleuses et paniers lance-roquettes ils sont adaptés à l’appui aérien rapproché et à l’attaque au sol. Pour le reste elle aligne des avions et hélicoptères de transport, les appareils les plus imposants étant deux Alenia C-27J Spartan II et quatre Eurocopter AS.532 Cougar.
Or depuis environ deux ans et demi maintenant l’espace aérien slovène est parcouru de temps à autre par des drones aux comportements à minima dérangeants. Ils ne s’approchent cependant que très rarement de zones à hauts risques. La Slovénie n’est ni l’Allemagne, ni la France, et encore moins la Pologne ; elle ne semble pas (encore) intéresser Moscou. Quand la police locale intercepte ces engins il s’agit quasi systématiquement de drones achetés dans le commerce ou sur internet et ne coutant que quelques centaines d’euros. Leurs télépilotes sont généralement inconnus des services de police ou de renseignement.
Pourtant dans ce petit pays l’inquiétude grandit. Suffisamment pour que les autorités aient choisi de saisir la Slovenska Vojska dont dépendent les forces aériennes. À leurs pilotes de PC-9M de s’exercer désormais à l’interception et le cas échéant à la destruction des dits drones. Avec quelles armes selon vous ?
Eh bien celles qu’ils ont actuellement en leurs possessions, à savoir mitrailleuses et lance-roquettes. De toutes manières un PC-9 ne peut guère emporter mieux et un engin volant télépiloté ne nécessite généralement pas l’emploi de missiles air-air.
Anecdotique direz vous en lisant cet article ? Peut-être oui.
La Slovénie est pourtant symptomatique de ces pays européens que ni leur faible taille ni leur relatif isolement diplomatique ne mettent à l’abri de la menace des drones. Et donc elle se doit de trouver une ou plusieurs solutions. Car outre le PC-9M et son armement sous voilure elle teste également l’emploi d’une nacelle de mitrailleuse sur hélicoptère monoturbine léger Bell 206B Jet Ranger.
Il faut bien qu’elle trouve des réponses à sa portée. Une autre option est l’accueil d’un sniper, employant soit un fusil de précision / fusil d’assaut soit une arme anti drones à impulsions.

Vous l’aurez compris chacun en Europe est confronté à la crise des drones et chacun y répond avec les moyens à sa portée. Ceux de la Slovénie ne sont pas ceux de la Belgique ou de la France, ils n’en sont pas moins intéressants.
Affaire à suivre
Photos © Slovenska Vojska
En savoir plus sur avionslegendaires.net
Subscribe to get the latest posts sent to your email.












