FICHE DESCRIPTIVE

Appareil : Fairey Type IIIF
Constructeur : Fairey Aviation Company Limited
Désignation : Type IIIF
Nom / Surnom :
Code allié / OTAN :
Variante : Queen IIIF, Type IIIM
Mise en service : 1927
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Avions de reconnaissance
Rôle et missions : Avion de reconnaissance, bombardier léger, hydravion de reconnaissance côtière, remorqueur de cibles, drone-cible.

HISTOIRE

Fairey Type IIIF :
Du fragile hydravion de reconnaissance au robuste avion polyvalent”

L’entre-deux-guerres vit émerger aux États-Unis et en Europe occidentale le concept d’aviation embarquée. Celui-ci avait été absent durant le premier conflit mondial mais commençait à prendre de l’ampleur. Sur le vieux continent c’est la France et le Royaume-Uni qui étaient en pointe dans ce domaine, comme dans d’autres d’ailleurs. Et tout était alors à inventer : chasseurs, bombardiers-torpilleurs, avions de reconnaissance. L’un des premiers appareils de cette dernière catégorie fut le Fairey Type IIIF britannique.

C’est en tirant profit des échecs du Ferret, lui-même dérivé du Type IIID, que l’avionneur Fairey décida de développer un nouvel avion de reconnaissance embarqué. Le futur appareil fut logiquement désigné Type IIIF. Mais de manière assez inhabituelle c’est la Royal Air Force et non la Royal Navy qui s’intéressa à lui en premier.
En effet l’aviation militaire britannique recherchait alors un avion de coopération terrestre destiné à servir en Afrique. Jusque là ce rôle était tenu par des Airco D.H.4 issus de la Première Guerre mondiale et en cette année 1927 ils commençaient à sérieusement montrer des signes de fatigues. Aussi le Fairey Type IIIF fut t-il commandé en série à hauteur de quatre-vingt huit exemplaires.

Par rapport aux autres Fairey Type III ce nouveau modèle était révolutionnaire. Non pas parce qu’il s’agissait d’un avion et non d’un hydravion à flotteurs mais plutôt parce que sa conception générale était beaucoup plus moderne. Il faisait appel à une architecture conventionnelle en biplan mais était assemblé à la fois en bois et en métal. Son armement avait été repensé. Il conservait bien la fameuse mitrailleuse mobile monté sur affût annulaire arrière mais à celle-ci s’ajoutait désormais une seconde arme, tirant en position de chasse. D’un calibre de 7.7mm et produit par Vickers celle-ci était synchronisée. La charge de bombe demeurait quant à elle inchangée à 100 kilos.
Sa propulsion était assurée par un moteur à douze cylindres en W Napier Lion VA d’une puissance de 500 chevaux. Mais au bout de cinquante-sixième avion c’est un Napier Lion XIA de 580 chevaux qui fut gréé. Deux versions du Fairey Type IIIF ? Oui et les cinquante-cinq premiers devinrent des Type IIIF Mk-I et les trente-trois restant des Type IIIF Mk-II.

Dès la mi-1927 les premiers Fairey Type IIIF de la Royal Air Force furent engagés dans des missions coloniales au Proche-Orient. Il s’agissait principalement de contrôler les frontières mais aussi d’assurer des missions au profit des forces terrestres britanniques. Vingt Type IIIF Mk-I servirent comme avions de reconnaissance embarquée à bord des bâtiments de la Royal Navy.
L’année suivante l’avion retrouva sa fonction d’origine avec le Type IIIF Mk-III. Il s’agissait d’un hydravion à flotteurs dérivé du Type IIIF Mk-II. Il fut construit à 290 exemplaires autant pour le compte de la RAF que de la Fleet Air Arm. Les premiers entrèrent en service en 1929 à Malte au sein du N°202 Squadron. Leur mission était de patrouiller autour de cette île méditerranéenne.

En parallèle fin 1929 Fairey lança le développement de la dernière version de son avion : le Type IIIF Mk-IV construit à 243 exemplaires. Entièrement métallique il disposait d’une charge de bombes accrue et n’était prévu que comme avions terrestres et embarqués. Aucun appareil ne fut construits à flotteurs. Les premiers exemplaires entrèrent en service en 1930.
À cette période il n’était pas rare de voir voler ensemble des Fairey Type IIIF avec des Hawker Audax et Opsrey, les trois machines étant très complémentaires.

Officiellement les forces britanniques retirèrent de première ligne tous leurs Fairey Type IIIF entre l’été 1935 et la fin de l’année 1936. Pourtant la majorité des Type IIIF Mk-III et Mk-IV volaient encore quand la Seconde Guerre mondiale éclata. Ils assuraient des missions dites secondaires comme la surveillance côtière et portuaire pour les hydravions, ou encore l’entraînement avancé et le remorquage de cibles pour les avions.
Il semble que le dernier appareil, un avion de la RAF ait quitté le service en janvier 1942.

À l’instar des premières versions du Fairey Type III il connut également un succès relatif à l’export. Des exemplaires volèrent sous les cocardes argentines, canadiennes, chiliennes, égyptiennes, grecques, irlandaises, néo-zélandaises, et soviétiques.
La Grèce et la Nouvelle-Zélande firent l’usage de leurs Type IIIF durant la Seconde Guerre mondiale. Le premier de ces pays qui employa quatorze exemplaires comme hydravions de reconnaissance et de bombardement léger les reçut en deux lots. Un premier de dix machines en 1929 et un second de quatre d’occasion huit ans plus tard. Aucun ne survécu au conflit, la plus part fut engagée contre les forces allemandes et italiennes en Méditerranée.
La Royal New-Zealand Air Force de son côté quatre appareils : deux avions et deux hydravions pour des missions de surveillance côtière. Deux d’entre-eux furent détruits accidentellement en décembre 1940 et décembre 1942. En janvier 1943 les deux appareils restant furent retirés du service et envoyés à la ferraille.

Fairey tenta cependant de donner une suite au Type IIIF sous la forme des Type IIIF Mk-V et Mk-VI mais qui furent finalement assemblés comme Fairey Gordon et Fairey Seal.
Enfin trois Type IIIF Mk-IV furent transformés en drones-cibles en 1938 sous la désignation de Fairey Queen IIIF. En 1930 l’avionneur tenta de développer une version civile dédiée au transport postal sous la désignation IIIM mais sans résultat. Trois avions furent produits et utilisés quelques mois par les postes britanniques avant qu’une série de pannes ne les cloue au sol.

Considéré par beaucoup d’historiens de l’aviation comme un avion totalement nouveau vis à vis des versions antérieures le Fairey Type IIIF a profondément marqué son temps. Pourtant une erreur est fréquemment commise en l’assimilant au célèbre Swordfish. Hormis le constructeur ces deux biplans n’ont strictement rien en commun, le bombardier-torpilleur tirant ses origines du prototype TSR. Quoiqu’il en soit le Type IIIF fut un avion important dans l’histoire de Fairey rien que de par le nombre d’exemplaires produits.

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PHOTOS

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Modèle : Fairey Type IIIF Mk-IV
Envergure : 13.94 m
Longueur : 11.20 m
Hauteur : 4.32 m
Motorisation : 1 moteur en W Napier Lion XIA
Puissance totale : 1 x 570 ch.
Armement : Deux mitrailleuses de calibre 7.7mm (une en position de chasse et la seconde montée sur affût annulaire arrière) et une charge externe de bombes de 227kg.
Charge utile :
Poids en charge : 2741 kg
Vitesse max. : 195 km/h à 3000 m
Plafond pratique : 6050 m
Distance max. : 2450 Km sans charge externe.
Equipage : 3
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PLAN 3 VUES

Plan 3 vues du Fairey Type IIIF

PROFIL COULEUR

Profil couleur du Fairey Type IIIF

VIDÉO

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