FICHE DESCRIPTIVE

Appareil : Fairey Gordon / Seal
Constructeur : Fairey Aviation Company Limited
Désignation :
Nom / Surnom : Gordon
Code allié / OTAN :
Variante : Seal
Mise en service : 1931
Pays d'origine : Royaume-Uni
Catégorie : Bombardiers avant 1950
Rôle et missions : Bombardier léger, reconnaissance tactique, reconnaissance à vue, entraînement avancé, remorquage de cibles.

HISTOIRE

Fairey Gordon / Seal :
L'ultime évolution du Fairey Type III”

Durant l’entre-deux-guerres la Royal Air Force et la Royal Navy firent l’usage intensif de biplaces et de triplaces de reconnaissance armée et de bombardement léger. Il s’agissait généralement d’avions biplans monomoteurs assez volumineux et très manœuvrable. Si beaucoup furent développés à partir du Hawker Hart d’autres en revanche sortirent des ateliers d’avionneurs comme Fairey, Vickers, ou encore Westland. Pour le premier d’entre-eux un des plus aboutis fut le duo Gordon et Seal.

Pour ces deux avions tout commença en 1930 quand l’Air Ministry commença à prospecter afin de trouver un successeur au très polyvalent Fairey Type IIIF. Le futur avion devait pouvoir remplir à la fois des rôles de bombardier léger mais également de reconnaissance tactique et de soutien aux forces terrestres. Un temps les Britanniques envisagèrent de passer une nouvelle commande de Westland Wapiti mais l’option ne fut finalement pas retenue. Il faut dire que Fairey proposait son propre avion afin de remplir cette tâche, dérivé d’ailleurs du Type IIIF. Dans cet optique fut émise la Specification 18/30 qui ne connut comme seul compétiteur l’avion de Fairey.

Un temps connu comme Type IIIF Mk-V ce nouvel avion fut rapidement renommé Gordon. À l’instar du Ferret il s’agissait d’un dérivé laissant de côté les moteurs en V et en W au profit d’un moteur à quatorze cylindres en étoile. Il s’agissait d’un Armstrong-Siddeley Panther Mk-IIA développant une puissance de 525 chevaux. Pour le reste le nouvel avion conservait les grands aspects qui avaient fait le succès de cette famille depuis les premiers Type III : cockpit biplace à l’air libre, biplan de construction métallique, armement offensif et défensif, simplicité d’emploi.
C’est dans cette configuration que le premier vol eut lieu le 3 mars 1931.

La Royal Air Force était prête à commander l’avion mais elle demanda à l’avionneur de changer son nom. C’est ainsi qu’il devint officiellement le Gordon le surlendemain de ce vol inaugural. Les 178 exemplaires de série furent livrés en unités entre avril 1931 et septembre 1934.
Des exemplaires furent livrés aux N°40 Squadron et N°207 Squadron dès les premiers mois. Cette seconde unité était basée en Palestine où elle volait sur Airco D.H.9 et Fairey Type IIID.
Quelques-uns de ces Fairey Gordon Mk-I appartenant au N°37 Squadron furent engagés dans des bombardements en 1935 contre les forces fascistes en Abyssinie. Les fantassins italiens avaient quelque peu débordé de leur mission et violé l’intégrité égyptienne alors placé sous protectorat britannique. D’ailleurs six avions de cette dernière unité furent ensuite donnés à la force aérienne égyptienne qui les employa de 1938 à 1949.

La Royal Air Force retira de première ligne ses Fairey Gordon Mk-I fin 1938. Quelques mois plus tard un lot de cinquante avions fut offert à la Royal New Zealand Air Force qui les employa pour de la reconnaissance armée. Malheureusement seuls 49 avions arrivèrent en Océanie car l’un d’entre-eux fut perdu lors d’un vol de familiarisation dans le sud de l’Angleterre.
D’autres avions furent conservés en Grande Bretagne par la RAF et désarmés. Dotés d’une double commande ils furent désignés Gordon Mk-II et employé pour l’entraînement avancé des futurs pilotes mais également pour le remorquage de cibles volantes ou encore pour la formation au sol des élèves mécaniciens.
Finalement c’est en septembre 1941 que le dernier avion quitta le service, il portait le serial K2734.

À l’étranger outre l’Égypte et la Nouvelle-Zélande qui reçurent des exemplaires d’occasion des Fairey Gordon Mk-I furent livrés à la Chine à hauteur de six exemplaires puis du Brésil pour vingt machines. Si on ignore tout du rôle des avions chinois dans la guerre contre le Japon on sait que le Brésil conserva ses biplans jusqu’en 1944. Cinq d’entre-eux avaient d’ailleurs été livrés comme hydravions de reconnaissance armée à la marine brésilienne. Les autres étaient de classiques bombardiers légers.
Le Gordon ne fut pourtant pas la seule innovation réalisée à partir du Fairey Type IIIF. Il y eut également, à une moindre mesure c’est vrai, l’avion de reconnaissance Seal. Cet avion fut pensé pour les besoins de la Royal Navy et utilisée par elle-même et la RAF.

Bien que lancé quelques jours après celui du Gordon le programme du Fairey Seal fut plus rapide. En effet le premier vol du prototype intervint en décembre 1930. Initialement désigné Type IIIF Mk-VI il vit lui aussi son nom changé. Globalement il s’agissait d’ailleurs d’un Gordon dont la charge de bombes avait été remplacé par la possibilité d’accueillir un troisième membre d’équipage. Soixante exemplaires furent commandés par la Fleet Air Arm et quinze autre par la Royal Air Force. Une partie des premiers fut assemblée comme hydravions à flotteurs. Le Seal demeurait malgré tout un dérivé du Fairey III, jusqu’au bout.

À la différence des Gordon les Seal ne connurent jamais le feu. Et c’est tant mieux car ces avions n’avaient pas très bonne réputation. Au sein de la Royal Navy les pilotes de la Fleet Air Arm les disaient lourds au déjaugeage et peu manœuvrables que ce soit comme avions autant que comme hydravions. Plusieurs des premiers furent cependant embarqués sur porte-avions entre 1934 et 1938.
Bizarrement les quinze exemplaires de la RAF ne posèrent jamais aucun problème. Les avions embarqués étaient désignés Seal Mk-I, les avion terrestres Seal Mk-IA, et les hydravions à flotteurs Seal Mk-II.
L’année 1938 sonna le glas du Fairey Seal dans la Royal Navy remplacé par deux modèles biplans du même avionneur : le Seafox et le Swordfish. L’année suivante la Royal Air Force se sépara des siens au profit des premiers Westland Lysander.

À l’export le Fairey Seal connut un petit succès. Des exemplaires de seconde main furent offert, tant comme avions que comme hydravions, aux forces chiliennes. Auparavant le constructeur britannique avait vendu quatre machines en version hydravion de reconnaissance à la marine lettone qui les utilisa entre 1934 et 1940, année de l’invasion de la Lettone par l’URSS. Les quatre hydravions furent alors repris par l’aéronavale soviétique qui les utilisa quelques mois avant qu’ils ne soient détruits dans un raid aérien allemand.
Les Britanniques ont également livré des machines de seconde main à l’Argentine et au Pérou.

Avec les Fairey Gordon / Seal se referme la saga des avions dérivés du Type III. Des biplans qui marquèrent leur temps et permirent à l’avionneur de progresser dans l’industrialisation à grande échelle. Cependant ce ne fut rien en comparaison de ce qui l’attendait durant la Seconde Guerre mondiale.

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PHOTOS

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Modèle : Fairey Gordon Mk-I
Envergure : 13.94 m
Longueur : 11.20 m
Hauteur : 4.32 m
Motorisation : 1 moteur en étoile Armstrong-Siddeley Panther IIA
Puissance totale : 1 x 525 ch.
Armement : Une mitrailleuse mobile de calibre 7.7mm et une identique en position de chasse ainsi qu'une charge de bombes de 250 kilos sous voilure et fuselage.
Charge utile :
Poids en charge : 2679 kg
Vitesse max. : 230 km/h à 900 m
Plafond pratique : 6700 m
Distance max. : 950 Km à charge maximale.
Equipage : 2
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PLAN 3 VUES

Plan 3 vues du Fairey Gordon / Seal

PROFIL COULEUR

Profil couleur du Fairey Gordon / Seal

VIDÉO

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