Les Commando Solo III, acteurs discrets de la guerre contre Daesh

Les Commando Solo III, acteurs discrets de la guerre contre Daesh

Voilà bien des avions qui n’ont pas souvent les faveurs des médias. Il faut dire qu’esthétiquement ils n’ont pas grand chose pour eux, les pauvres. Avec leurs antennes qui hérissent littéralement leurs fuselages les Lockheed-Martin EC-130J Commando Solo III sont loin de passer inaperçus. Ces avions de guerre électronique sillonnent chaque jour les cieux irakiens et syriens à la recherche de communications ennemies. Et force est de constater qu’ils doivent avoir un sacré boulot sur place.

Impossible actuellement de savoir combien de ces petits bijoux de technologie l’US Air Force a déployé sur le théâtre d’opérations en Irak. Certaines sources parlent de quatre avions, d’autres de six. Toujours est-il qu’on peut être sûr qu’un moins deux d’entre eux sont en permanence en maraude au-dessus de la tête des djihadistes.

On sait simplement que les avions en question appartiennent au 193rd Special Operation Squadron, une unité basée à Harrisburg ANGB en Pennsylvanie. Bien qu’appartenant à l’Air National Guard, les Commando Solo III sont de toutes les opérations américaines d’envergure. Et bien souvent celles-ci les conduisent loin des États-Unis.

La mission première des EC-130J Commando Solo III est l’interception, et éventuellement le brouillage, des émissions ennemies. Bien entendu, ces avions peuvent travailler au travers d’à peu près toutes les fréquences radios connues, des très basses aux très hautes fréquences. Ils peuvent en outre écouter les communications entre téléphones portables.

Mais surtout, il a été officialisé il y a quelques années que les Commando Solo III peuvent intercepter les émissions en bande Ku et Ka. Cette dernière est particulièrement utile pour contrer les vidéos de propagande lancées par les terroristes de Daech sur internet (par satellite), notamment après les assassinats qu’ils perpétuent à l’encontre des journalistes américains et européens.

Nettement moins connus que d’autres sous-version de l’Hercules comme la canonnière volante AC-130 Spectre, le Lockheed-Martin EC-130J Commando Solo III n’en demeure pas moins un maillon fort dans la chaîne de combat des Américains contre le terrorisme islamiste. Une guerre qui se mène aussi par le renseignement et une certaine forme de combat psychologique.

Photo © US Air Force

4 COMMENTAIRES

  1. Bonjour !
    Le Gabriel comme tout Transall doit porter le poids des ans. Je ne pense pas que le Gabriel soit aussi puissamment équipé en électronique que le Lockheed Martin EC130J, mais c’est quand même un atout dans le renseignement.
    Aura-t-on des A400M Gabriel en remplacement, ou va-t-on perdre cette capacité après leur retrait du service ?

      • Pour moi la priorité ça reste d’armé les drones . Ou d’armé les transalls et hercules spécialisé dans la reconnaissance comme on a armé les Atlantiques 2 . Histoire d’avoir en même temps des avions avec une haute autonomie,une capacité de renseignement et de frappe dans 1 seul avions .
        Je trouve ça débile de devoir faire appelle aux mirages ou rafales alors que nos prédators pourais s’en chargé … Mais bon,ça,c’est un autre débat .

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