La décision est tombée ce jeudi 7 juin 2018. Les bombardiers stratégiques Rockwell B-1B Lancer en service dans l’US Air Force sont interdits de vol jusqu’à nouvel ordre, suite à un incident survenu en début de semaine dernière lors d’une phase d’atterrissage. Un système d’éjection se serait en partie déclenché sans intervention humaine alors que l’avion allait toucher le tarmac. Une enquête et une révision en profondeur de l’ensemble des soixante-deux exemplaires en service sont en cours.

C’est donc alors que l’avion se préparait à atterrir à Dyess AFB que le siège éjectable du copilote s’est mis en mode éjection. Heureusement l’équipage a pu empêcher sa mise à feu, mais en a été quitte pour une belle frayeur. Immédiatement la décision du Pentagone, et plus précisément de l’état-major de l’US Air Force, a été connue : plus aucun Rockwell B-1B Lancer ne devrait voler tant qu’ils n’auront pas tous été inspecter en profondeur.

Des ingénieurs et des spécialistes des sièges éjectables doivent donc au plus vite, mais sans omettre le moindre détail, inspecter et éventuellement isoler les avions qui pourraient être défectueux. N’oublions pas que les Rockwell B-1B Lancer participent, avec les Northrop B-2A Spirit, au missions stratégiques américaines.

Officiellement le bombardier supersonique doit demeurer en service jusqu’à l’horizon 2032-2036 et son remplacement par le futur bombardier furtif Northrop-Grumman B-21 Raider. Seulement voilà des voix s’élèvent aux États-Unis pour dénoncer ce bijou de technologie à venir qui pourrait bien ne pas être aussi adapté que son prédécesseur aux opérations conventionnelles menées par l’US Air Force. Des affirmations qui si elles se vérifient pourraient bien remettre en cause le retrait programme des B-1B Lancer.
De ce fait cette série d’inspection des systèmes d’éjection pourrait bien préfigurer un changement à venir des sièges de ces avions.

Un porte-parole du Pentagone a annoncé espérer un retour à la normale pour la flotte des B-1B Lancer pour la première quinzaine de juillet. Il semble même qu’une levée partielle de l’interdiction de vol puisse être annoncée lorsque la moitié des bombardiers supersoniques aura été vu et approuvé.

Photo © US Air Force.

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