C’est une opération symptomatique de l’évolution de la guerre contre le djihadisme en Afrique. Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 août deux avions d’attaque au sol Dassault Mirage 2000 appartenant à l’Armée de l’Air ont procédé à une mission ciblée de bombardement contre un des chefs de la branche locale de Daech. Un raid aérien qui a permis de tuer celui qui était considéré comme à l’origine d’une attaque meurtrière contre les forces américaines et nigériennes. La mort de la cible, un nommé Mohamed Ag Almouner, a été confirmé quelques minutes plus tard par un commando des forces spéciales françaises.

C’est donc de nuit que les deux avions de combat français ont pu mener à bien cette frappe aérien de précision, au moyen de bombes à guidage laser GBU-12 de facture américaine. Des armes particulièrement adaptés aux Mirage 2000C et Mirage 2000D fréquemment déployés dans la région dans le cadre de l’opération Barkhane.

La cible était donc Mohamed Ag Almouner à la tête à l’instant du raid de l’organisation djihadiste État Islamique dans le Grand Sahara, la branche régionale de Daech. Contrairement aux autres régions du globe où on trouve de tels groupes terroristes armés le Sahel et le Sahara voient se côtoyer l’autoproclamé État Islamique et Al-Qaïda sans heurts ni violence. Ce qui n’a par exemplaire jamais été le cas en Afghanistan, en Irak, ou encore en Syrie.
Pour autant il est trop tôt pour parler de convergence terroriste entre ces deux organisation pseudos-musulmanes.

Lors du raid des deux Mirage 2000 français le chef terroriste et un de ses lieutenants ont été tué ainsi que deux civils, peut-être son épouse et son fils. Trois autres personnes ont été blessées et prises en compte par les équipes de secours de la force Barkhane. Au moins une d’entre elles est considéré comme un soldat du «khalifat». Il est donc considéré comme prisonnier des forces françaises avant une éventuelle remise aux autorités judiciaires locales.

Même si en France on ne parle quasiment plus des opérations aériennes et terrestres de nos forces au Sahel elles continuent bel et bien. Et quotidiennement les femmes et les hommes de la force Barkhane risquent leur vie pour préserver la nôtre à plusieurs milliers de kilomètres du pays. Et une fois encore nos pilotes sont en première ligne !

Photo © Armée de l’Air

10 COMMENTAIRES

  1. « En première ligne » ? C est une blague?
    Comment peut on être en première ligne en largant une bombe a 10km d altitude dans une zone safe sans chasse ennemie ni batterie sol air, tout ca après que l intégralité du travail ai été fait par d autre dans des conditions un peu moins confort…?
    Il serait grand temps de remettre les choses dans leur contexte et arrêter d encenser les pilotes des qu ils arrivent à faire décoller et poser leur avion sans probleme !
    Désolé pour les fautes.

  2. Hem… Juste pour rappel, ca fait près d’un mois que les 2000N ne sont plus en service… Les derniers ont même eu leur dernier dernier atterrissage à chateaudun!

    Il aurait fallu mettre des 2000D en illustration!
    !

    • C’est bien un 2000 D en illustration ( nez vert, pas de tube pitot…).

      Et puis ce sera toujours possible de voir pour quelques temps voler les 2000 N. Mais pas pour l’armée de l’air. Trois exemplaires seront remis à la direction des essais en vol de la DGA.

      • Arnaud….
        Première visite depuis un bail sur le site… Et votre commentaire m’insupporte déjà.
        David s’est trompé, ok, mais tout le monde a le droit de se tromper. ça vous arrive aussi.
        Alors, écrire « Il aurait fallu que vous évitiez votre commentaire débile » est indigne, insultant, arrogant, bref, j’en passe.

        Vous avez gagné, vous ne me donnez pas envie de revenir.
        Ah, et puis, pas la peine de monter sur vos grands chevaux. J’anticipe déjà votre réponse. Et vous pouvez me modérer j’en n’ai rien à faire, du moment que vous lisiez ce message

        • Sauf que le commentaire de David avec « Hum…juste pour rappel » et points d’exclamation est légèrement beaucoup condescendant. Comme si Arnaud était novice en aviation. Ce serais plutôt à David d’ouvrir un peu plus grand les yeux ou de réviser sa connaissance aéronautique. Et puis un message d’excuse n’aurais pas été de trop.

        • Très honnêtement Jolindien vos critiques absolument jamais constructives je pense que nous nous en passerons tous très volontiers. Un donneur de leçons en moins, c’est déjà ça de gagner. Cependant je vous souhaite bon vent !

      • Effectivemment, j’ai été un peu condescendant, my bad…

        Cependant j’ai eu la chance d’assister à la cérémonie de retrait des Mirage 2000N à Chateaudun (j’ai même eu la chance d’assister à un de leurs derniers points fixes).
        Si j’ai affirmé que c’était un N, c’est en regardant les cônes d’entrée d’air, et on peut voir clairement qu’ils sont fixes, Or c’est une spécificité du N.

        De plus, je me rappelle avoir vu dans le hangar un avion au Camo étrangement similaire ^^

        • Le D aussi a ses souris fixes, vu qu’il ne différencie du N que sur le système.
          D’autre part, comme a écrit Dimitri, les différences très visibles entre les 2 sont au niveau de la pointe avant: Cône noire et sonde pour le N.
          Un détail moins visible est le n° de série, ceux des D sont après le dernier N dont j’ai oublié le n°

  3. Puis le numéro de serie ( celui incrit sur la derive ) des N est dans les 300 et celui des D est dans les 600. Le 2000 N a un ventre gris alors le 2000 D a un ventre couleur camouflage.

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