Aérospatiale SA.316 Alouette III

Aérospatiale SA.316 Alouette III


Fiche descriptive

Appareil : Aérospatiale SA.316 Alouette III
Constructeur : Société Nationale Industrielle Aérospatiale
Désignation : SA.316
Nom / Surnom : Alouette III
Code allié / OTAN :
Variante : Cheetak
Mise en service : 1961
Pays d'origine : France
Catégorie : Hélicoptères
Rôle et missions : Multi-rôle

Histoire

Aérospatiale SA.316 Alouette III :
l'Universelle

Le succès des hélicoptères Alouette débuta avec le SE.3101 de Sud-Est Aviation, le premier hélicoptère à être conçu et fabriqué entièrement en France, après la seconde guerre mondiale. Appareil monoplace, équipé d’une verrière bulle et d’un fuselage en treillis rappelant le design des appareils Bell américains, le SE.3101 était équipé d’un moteur de 85 CV Mathis et effectua son premier vol en juin 1948. Il fut suivi par un appareil biplace équipé d’un moteur à pistons de 200 ch Salmson 9 NH.

A l’origine, la première  » Alouette  » fut conçue comme appareil de travail agricole. Deux prototypes de cet appareil furent construits, sous la dénomination SE.3120, qui battirent plusieurs records mondiaux et nationaux en juillet 1953. De conception simple, son châssis tubulaire était gonflé à l’azote pour détecter les criques grâce à un voyant en bout de queue. Cet appareil pouvait transporter en tout 5 personnes.

Le modèle de série, le SE.3130 Alouette II, fut équipé d’une turbine Artouste II et son premier vol eut lieu le 12 mars 1955. Trois mois plus tard, il battit le record d’altitude pour un hélicoptère atteignant 8209 mètres. Trois autres modèles furent construits, et l’appareil obtint son certificat de navigabilité le 2 mai 1957. La production de série débuta avec des commandes fermes de l’armée française, et pour quelques compagnies civiles.

Mais à la fin de sa production, l’Alouette II avait été produite en France à 923 unités, et utilisée par 33 nations. En tout 363 furent produites pour l’armée française, en particulier l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT) et 267 pour la Heeresfliegerei, équivalent allemand de l’ALAT. Elle fut aussi utilisée par les armées belges (39), suisse (30), suédoise (25) et britannique (17). Elle fut aussi livrée en Autriche (16), Cambodge, Congo (3), République Dominicaine (2) Indonésie, Liban, Côte d’Ivoire, Israël, Mexique, Maroc, Pays Bas, Pérou, Portugal, Afrique du sud? La production de l’appareil fut accordée sous licence à Saab en Suède et à Republic aux USA, et en 1963 une Alouette II fut le premier hélicoptère à turbine à y être utilisé commercialement .

Ses premières utilisations furent l’entraînement, l’observation, la reconnaissance photo, le secours en mer ou en montagne, la liaison. Mais en cas de nécessité, un équipement militaire offensif pouvait être ajouté pour le transformer en appareil de combat. L’ALAT l’équipa de missiles Nord AS.10 ou AS.11 anti-chars, et l’Aéronavale en utilisa quelques uns comme torpilleurs.

D’autres utilisations furent expérimentées, et pratiquées, telles que l’évacuation sanitaire au moyen de deux paniers extérieurs, l’enlèvement et le transport de charges d’une capacité de 500 kg à l’élingue, le choix d’un train d’atterrissage, de skis ou de flotteurs permettant de se poser sur une multitude d’aires d’atterrissage plus ou moins sommairement équipées pour mener à bien ses missions.

La production du SE.3130 (redésigné comme SE.313B) déclina progressivement à partir de 1964, mais la production du modèle SA.318C (à l’origine SE 3180) fut développée. Cette version effectua son premier vol le 31 janvier 1961, reçue son certificat de navigabilité le 18 février 1964. C’était globalement le même appareil, mais équipé d’un 550 CV Astazou II A, et du système de transmission de l’Alouette III. Quinze Alouette II Astazou furent commandées et produites pour l’ALAT. En Septembre 1967 le total des commandes atteignait 78 unités pour la Gendarmerie Française, la Police Allemande et quelques autres utilisateurs. Un modèle  » allégé  » fut étudié, utilisant le système de rotor Bolkow Rigid-Rotor System.

Les dernières variantes furent les SE.3131 Gouverneur, et les SE 3140, équipés du Turbomeca Turmo. La dernière fut le SE 3150 dont seulement deux exemplaires furent construits. Toutes versions confondues, lorsque la production prit fin en 1975, plus de 1300 appareils avaient été produits. En France l’Armée de l’Air utilisa l’Alouette II jusqu’en 1996, la Marine de 1955 à 1997, la Gendarmerie de 1955 à 1989.

Photos

Caractéristiques techniques

Modèle : Aérospatiale SA.316B Alouette III
Envergure : 11.00 m
Longueur : 10.03 m
Hauteur : 3.09 m
Motorisation : 1 turbine Turbomeca Artouste IIIb
Puissance totale : 1 x 880 ch.
Armement : -
Charge utile : 1 pilote et 6 passagers
Poids en charge : 2200 kg
Vitesse max. : 210 km/h
Plafond pratique : 4250 m
Distance max. : 500 Km
Equipage : 1
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Plan 3 vues

Plan 3 vues du Aérospatiale SA.316 Alouette III

Profil Couleur

Profil couleur du Aérospatiale SA.316 Alouette III

Vidéo

Sauvetage en Alouette III

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