Depuis maintenant un peu plus d’un mois c’est l’Aeronautica Militare qui assure la protection des espaces aériens estoniens, lettons, et lituaniens. Quatre avions de combat multirôles Eurofighter Typhoon participent à l’opération Baltic Air Policing depuis la base aérienne d’Ämari. Ils sont actuellement le principal rempart de l’OTAN face aux incursions répétées de l’aviation russe au-dessus des états baltes.

Et inutile de dire que pour les pilotes transalpins opérer quotidiennement à des températures inférieures à zéro degré Celsius n’est pas anodin. Les machines et les personnels souffrent du froid mordant. Aussi les personnels de pistes d’Ämari sont aux petits soins avec les quatre Typhoon italiens.

En permanence deux de ces quatre avions sont prêts à décoller en scramble Alpha, avec armement air-air bon de guerre et canon-mitrailleur BK-27 alimenté à 150 obus. De quoi répondre à n’importe quel type d’intrusion de la part de la Russie. Car il n’y a bien qu’un seul des voisins des états baltes qui viole si fréquemment leur espace aérien, et pas de chance c’est le plus puissant.

Désormais donc les pilotes italiens ont l’habitude de décoller en alerte, post-combustion allumée, depuis le tarmac estonien pour rejoindre la haute altitude. Si pour l’instant la majorité des vols concerne l’entraînement avancé il est déjà arrivé une fois depuis le début de la mission italienne qu’un avion appartenant à la fédération russe s’approche de la frontière.

Un quadrimoteur à turbopropulseurs Ilyushin Il-18 Coot militaire l’a longé fin janvier durant quelques minutes sans pour autant sortir de son espace aérien. Le vénérable avion de transport a été suivi à bonne distance par la chasse de l’OTAN sans pour autant qu’il y ait contact, puisque l’Il-18 était dans son bon droit en demeurant au-dessus de la Russie.

En fait de plus en plus d’observateurs commencent à exprimer le fait que lorsque l’OTAN aligne des avions de combat contemporains (ou tout du moins modernes) comme les Typhoon mais aussi les Rafale de l’Armée de l’Air la Russie hésite à faire franchir la frontière à ses avions de combat Mikoyan MiG-29 ou Sukhoi Su-27.
Des multimoteurs de transport risquent en effet moins d’aguicher la chasse atlantiste !

Quoiqu’il en soit jusqu’au début du mois de mai de cette année les pilotes italiens vont pouvoir aiguiser leurs armes en vue d’une possible confrontation (pacifiste bien entendu) avec la chasse russe. Ni l’OTAN ni Moscou n’a d’intérêt à voir la situation dégénérer dans la région.

Photos © OTAN

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6 COMMENTAIRES

  1. N’importe quoi! A vous lire, les avions de chasse russes s’en donneraient à cœur joie « au-dessus » des pays baltes. Les Russes volent dans l’espace aérien international, et ce n’est que lorsqu’ils s’approchent de frontières, ou qu’ils donnent le sentiment aux contrôleurs au sol qu’ils volent en direction de que la chasse décolle.
    Le seul cas avéré est celui d’un circuit d’approche d’un aérodrome russe situé près de la frontière lituanienne, dont le circuit d’approche a été modifié depuis.
    PS: j’ai passé trois ans sur place et je sais de quoi je parle!

  2. On se calme, Zomby390 ! Les Russes ont déjà franchi tranquillement les espaces aériens de plusieurs pays, dont la Finlande. Leur comportement de sacs à vin en mer noire et Atlantique nord n’est pas à même de rassurer…En attendant l’incident grave. Personne n’est blanc-blanc, je ne cautionne pas plus l’Otan, qui place ses pions tout autour de ce qui n’est pas inféodé. Mais en attendant, un pays « faible » doit être supporté. L’ami Vlad ne comprend que le langage musclé…

  3. Bonjour à tous , quelqu’un pourrait m’expliquer l’intérêt de ce jeu du chat et de la souri . Et quelles sont les bénéfices pour l’un des 2 parties à faire ce genre de provocations ? Tester les défenses adversaire , espionnage , intimidation…? À l’heure des armes nucléaires ,peut’il y avoir de la place pour une supériorité de l’armement conventionnel : avions , bateaux ,chars lourds…

    • Fondamentalement il n’a aucun intérêt. Il s’agit juste de faire respecter le bon droit, le droit international, et surtout le droit de tout état souverain (ici les trois états baltes) à ne pas voir son espace aérien violer par une nation ennemie et/ou belliqueuse.

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