C’est le principal exercice unilatéral américain dans la zone Pacifique. Actuellement le Pentagone organisent le gigantesque exercice Valiant Shield, qui a lieu tous les deux ans en années pairs. Des éléments de l’US Air Force, de l’US Army, de l’US Marines Corps, et de l’US Navy y participent même si c’est cette dernière qui articule l’ensemble des opérations sous le contrôle de l’US Pacific Command. Et donc contrairement aux autres exercices organisés par les États-Unis dans la région celui-ci n’est ouvert qu’aux forces américaines.

Le « défilé » de Valiant Shield 2018.

Pour autant des observateurs internationaux ont été mandaté, notamment pour veiller au respect du droit international et de l’environnement. Ainsi des officiers australiens, japonais, malaisiens, néo-zélandais, singapouriens, et sud-coréens se trouvent à bord de plusieurs navires de guerre américains dont le porte-avions USS Ronald Reagan et le croiseur lance-missiles USS Chancellorsville.

Côté aviation on retrouve tous les aéronefs embarqués actuellement sur ce porte-avions à l’image des McDonnell Douglas F/A-18 Hornet, Boeing F/A-18E/F Super Hornet, et Boeing EA-18G Growler mais également les Northrop-Grumman E-2C/D Hawkeye et Sikorsky MH-60S Seahawk. L’US Navy a également déployé pour l’occasion des patrouilleurs maritimes Boeing P-8A Poseidon ainsi qu’un exemplaire de son ô combien discret Boeing E-6B Mercury, ce dernier assurant le contrôle aéroporté de l’exercice et l’éventuel relais communication avec le Pentagone.

Par contre le contrôle aérien au strict sens du terme est dévolu à l’US Air Force et à un de ses deux Boeing E-3C Sentry présents sur l’exercice. Une partie des observateurs étrangers se trouve d’ailleurs à son bord. L’aviation américaine qui déploie également pêle-mêle deux bombardiers stratégiques Boeing B-52H Stratofortress, des chasseurs General Dynamics F-16C/D Fighting Falcon et Lockheed-Martin F-22A Raptor, ainsi qu’une grosse partie des avions chargés de la logistique et du ravitaillement en vol.

Le but de cet exercice qui se déroule sur une dizaine de jours est autant de simuler des débarquements de troupes que la maîtrise d’un espace aérien et naval donné, ou encore la confrontation direct avec un ennemi régional puissant. Chacun aura forcément compris de qui il s’agit dans le Pacifique. D’ailleurs les amiraux et généraux américains ont bien évité de trop excentré vers l’est cette édition 2018 de Valiant Shield afin de ne pas entrer en conflit avec la Chine et la Russie qui eux aussi s’exercent en ce moment dans le Pacifique.

L’US Air Force bien présente.

Reste que cet exercice américain est une formidable démonstration de force à l’attention de celles et ceux qui douteraient des capacités des États-Unis dans ce qui demeure son pré carré. D’autant qu’en même temps les bâtiments de l’US Navy et aéronefs de l’US Air Force présents en permanence dans le Pacifique et ne participant pas à Valiant Shield 2018 continuent leurs missions quotidiennes sans même s’en préoccuper.

Photos © US Pacific Command.

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4 COMMENTAIRES

  1. Au cas où certains s’étonneraient de la disparition de leur commentaire en réponse à ceux laisser par le dénommé fdesouche, je tiens juste à expliquer que ce dernier étant désormais modérer pour racisme et propos insultants voire carrément menaçants leur réponse à cet énergumène a forcément disparu dans la foulée. Je pense qu’ils comprendront.

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