À n’en pas douter la Polemikí Aeroporía sera d’ici quelques années une des forces aériennes les plus intéressantes du bassin méditerranéen. Ce jeudi 30 juin 2022 le premier ministre grec, monsieur Kyriakos Mitsotakis, a annoncé avoir demandé à l’administration Biden l’autorisation d’acquérir vingt chasseurs multi-rôles Lockheed-Martin F-35A Lightning II. Il a justifié son choix par plusieurs facteurs dont la dégradation de la sécurité en Europe. Athènes entend recevoir ses avions de combat de 5e génération entre 2027 et 2029.

Même si une telle commande était annoncée depuis environ un an et demi c’est véritablement la décision du dictateur russe Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine souveraine qui a dicté la décision finale. La Polemikí Aeroporía entend donc acquérir un lot de vingt Lockheed-Martin F-35A Lightning II afin de terminer le remplacement de ses vieux McDonnell-Douglas F-4E Phantom II. Celui-ci a déjà commencé cependant avec les livraisons des premiers Dassault Aviation Rafale F3-R.

Comme l’Allemagne, l’Italie, ou encore le Royaume-Uni la Grèce a donc choisi de mixer une flotte de chasseurs de génération 4.5 avec de nouveaux chasseurs de génération 5. Sauf que là où ces trois pays utilisent l’Eurofighter EF-2000 Typhoon aux côtés de leurs Lockheed-Martin F-35A Lightning II la Grèce emploi elle son concurrent français.
Cette commande de vingt chasseurs américains douche par contre les espoirs européens. Airbus DS comptait en effet lui vendre le Typhoon Tranche 4, là aussi à hauteur d’une vingtaine d’exemplaires.

Cette commande doit encore être validé par la DSCA, la Defense Security Cooperation Agency. Cette structure fédérale américaine dépendant du Pentagone et contrôlée par le Congrès confirme ou infirme les contrats d’exportations d’armements depuis les États-Unis La Grèce étant membre de l’OTAN et allié fidèle des USA dans les opérations en Europe centrale et orientale une telle procédure ne devrait pas prendre bien longtemps. D’autant que Kyriakos Mitsotakis en a personnellement discuté avec Joe Biden en marge du sommet de Madrid. Si Lockheed-Martin est clairement le grand gagnant de ce contrat, dont le montant n’a pas encore été divulgué, il y a aussi une grande perdante dans l’affaire : la Turquie. Presque trois ans après son éviction du programme F-35 elle voit son meilleur ennemi y entrer. Pas de doute qu’à Ankara la pilule doit être difficile à avaler.

Voir dans quelques années des patrouilles mixtes F-35A Lightning II et Rafale sous la même cocarde grecque aura sans doute quelque chose d’impressionnant.
Affaire à suivre.

Photo © Lockheed-Martin

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10 COMMENTAIRES

  1. Ça fait une belle équipe ça ! Ce qui se fait de mieux en Occident. Si ces avions sont utilisés en cas de guerre, ça risque de faire mal en face

    • Tant que ce n’est pas fait rien n’est fait ! Donc on va s’il vous plait en rester là avec les commentaires sur la Turquie, le sujet c’est la Grèce et son acquisition de F-35A Lightning II.

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