Il est des anniversaires comme ça qu’on aimerait mieux ne pas souhaiter. Le 19 septembre 2014 le ministère de la défense et l’Élysée déclenchaient conjointement l’opération Chammal afin de chasser les troupes djihadistes de l’autoproclamé État Islamique d’Irak. Si aujourd’hui ceci est un fait avéré il existe encore quelques poches de résistance terroriste en Syrie et nos aviateurs, appuyés d’artilleurs, y mènent la guerre quotidiennement. En quatre années les pilotes de l’Armée de l’Air ont su acquérir une reconnaissance internationale indéniable, notamment auprès de nos alliés américains, britanniques, et canadiens.

Si les premières missions des Dassault Aviation Rafale de l’Armée de l’Air furent articulés autours de vols de reconnaissance préparant leurs futurs raids aériens elles se transformèrent bien vite en opérations de frappes tactiques ciblées. Les pilotes et équipages français développèrent même assez rapidement une technique qui leur fut propre : les attaques d’opportunités.
Gréés pour la reconnaissance tactique les avions de l’Armée de l’Air assuraient dans le même temps l’attaque de la cible «découverte» durant la mission, le tout grâce à un emport permanent de munitions guidées types A2SM ou plus fréquemment GBU-12.
Bien rapidement ils furent rejoints par les Rafale M de la Marine Nationale.

Mais ces quatre années de guerre contre Daech furent également l’occasion d’engager au feu deux modèles d’avions de combat qui allaient disparaître de l’arsenal français justement durant cette période opérationnelle. Le Mirage 2000N pour l’Armée de l’Air et le Super Étendard Modernisé pour la Marine Nationale purent ainsi pour la dernière fois démontrer toute l’étendu de leur polyvalence.
Dans le même temps l’opération Chammal, puisque c’est son nom, permit de redécouvrir un avion français pour lequel on ne pensait pas forcément dans ce genre d’opérations : le Dassault ATL-2 Atlantique 2. Le chasseur de sous-marins de la Marine Nationale s’est mué en poste de commande aéroporté pour les forces alliées et même en tueur de djihadistes au moyen de bombes à guidage laser. Le tout se faisant à plusieurs centaines de kilomètres de l’eau salée.

En quatre années d’existence la force Chammal aura considérablement redessiné l’Armée de l’Air et de la Marine Nationale, leur rendant à chacun une stature internationale indéniable. Les médias auront su en profiter pour également redorer le blason de nos militaires auprès d’une population française toujours aussi peu encline à les comprendre.
Et à titre très personnel cette opération nous aura donné quelques bons sujets d’articles, on nous a même souvent reproché durant ces quatre années de faire l’apologie de notre engagement français contre Daech, ce que nous avons au sein de la rédaction, toujours revendiqué.

Photo © ministère des armées.

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4 COMMENTAIRES

  1. La source principale est certes bientôt anéantie mais elle à donnée naissance à des métastases particulièrement actives dans le monde plus difficile à combattre car plus diffus. La menace est loin d’avoir disparue. Et puis s’il n’y a plus daesh, un autre groupe le remplacera.

  2. Toutes ces opérations n’ont été possibles dans de telles conditions que grâce à la qualité du matériel mais aussi et surtout aux compétences des hommes et des femmes (volants, rampants et autres). Merci à eux

  3. Bonjour je viens de découvrir votre site et il est vraiment génial, je tenais à vous le préciser. Il change des sites complotistes qui parlent aussi d’aéronautique. Bravo à vous.

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