Nous vous l’avions déjà brièvement présenté l’an dernier après le Salon du Bourget, cette fois ça y est il existe de manière réellement palpable. Le prototype d’hélicoptère moyen Turkish Aerospace Industries T625 a réalisé ce jeudi 6 septembre 2018 son premier vol. Néanmoins l’aspect visuel de ce prototype lors de cette phase importante de l’histoire d’un aéronef laisse quelque peu perplexe plus d’un observateur étranger tandis que la presse turque est quant à elle totalement dithyrambique à son sujet. Retour sur vingt minutes qui vont (peut-être) changer l’aspect de l’industrie aéronautique en Turquie.

En effet ce premier vol, qui s’est fait sous l’immatriculation civile TC-HLP, n’a duré que vingt minutes. Un court temps que la presse turque (spécialisée et/ou généraliste) a jugé de très haut niveau et supérieur à ce qui se fait en Amérique du nord et en Europe. Déjà là on a de quoi être interrogatif, mais bon passons donc. Ce qui peut poser question c’est l’aspect extérieur de ce prototype de T625. Il a tout simplement l’air de ne pas avoir été terminé à temps.

Pas de peinture extérieure, pas de capotage autour des deux turbines, absence de portes latérales, train d’atterrissage minimaliste, aucune protection autour des transmissions mécaniques. On a vraiment l’impression que les ingénieurs et techniciens l’ont assemblé à la va-vite afin de respecter un planning finalement trop serré pour eux. Difficile d’imaginer Airbus Helicopters, Bell, ou encore Leonardo faire voler pour la première fois une de leurs productions dans un tel état.

Car pour mémoire la Turquie présente ce Turkish Aerospace Industries T625 comme un concurrent très sérieux aux Airbus Helicopters H160, Bell 525 Relentless, et Leonardo AW149. Reste à savoir jusqu’où ses attentes seront comblés puisque le nouvel appareil doit théoriquement entré en service opérationnel d’ici vingt-quatre à trente mois.
Le T625 est aussi bien destiné aux marchés civils que parapubliques voire militaires, même si pour l’instant il n’a fait l’objet d’aucune commande étatique.

Photos © Agence France Presse

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7 COMMENTAIRES

      • C’est à dire que cet hélicoptère est censé être équipé d’une dérive, mais ils font le vol d’essais sans!?
        J’aimerai bien que quelqu’un de compétant en aérodynamique explique quel en sont les conséquences!

        J’imagine que le pilote d’essais ainsi que les ingénieurs et responsable du projet ont eu un grand ouf de soulagement une fois le vol terminé.

        Enfin ce n’est pas la première fois ni la dernière que les politiques (surtout dans un régime autoritaire) font faire n’importe-quoi dans un projet industriel..

    • Sur un hélicoptère, on parle du stabilisateur. dont le rôle est d’équilibrer en fonction de l’angle de vol de l’appareil, sur certaine machine il sert aussi a rigidifier la structure de la queue (plus rare sur les productions récentes).
      Vu les premières photos, Pour le fuselage, TAI semble s’être beaucoup inspiré de Leonardo.

      • Je suis assez d’accord sur l’architecture du prototype mais celle du mock-up présenté l’an dernier au Bourget faisait vraiment penser à une très mauvaise copie du H155 franco-allemand. Le Fenestron en moins évidemment.

      • Les responsables d’Airbus Hélicoptère l’ont également vu ce moch-up, allez savoir s’ils ont intervenu auprès des turcs pour manifester leur désaccord sur le design ou l’existence d’un brevet.

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