Que s’est-il réellement passé dans l’après-midi de ce vendredi 8 février 2019 dans l’est de la Afghanistan ? Un hélicoptère de reconnaissance et d’appui aérien rapproché MD Helicopter MD-530F Cayuse Warrior s’est écrasé dans une zone montagneuse du district de Wardak causant la mort de ses deux membres d’équipage. Alors que les autorités locales n’ont jamais avancé de cause les forces terroristes talibanes ont immédiatement revendiqué le crash, annonçant avoir descendu l’appareil. Pour autant le ministère afghan de la défense ne dément nullement pour l’instant les revendications ennemies.

L’hélicoptère en question, numéro de fuselage 225, réalisait une mission de reconnaissance armée lors de l’incident. Cette zone de l’Afghanistan est réputée être retombée récemment entre les mains des talibans. C’est pourquoi les forces afghanes ont renforcé leurs moyens dans la région. Les vols de MD Helicopter MD-530F Cayuse Warrior y sont de ce fait fréquents, assurant entre autre des missions d’appui aérien rapproché et de lutte anti guérilla. Dans ces cas là ces hélicoptères sont armés de nacelles mitrailleuses et de roquettes en paniers.

Selon le ministère afghan de la défense aucun message d’alerte n’a été lancé par l’équipage avant le crash. Pour autant il semble bien que de nombreux impacts de tirs aient été repérés sur le flanc gauche de l’hélicoptère, soutenant ainsi la thèse avancée par les forces terroristes islamistes.

Immédiatement après avoir été avisé de la disparition de son hélicoptère la force aérienne afghane a déployé sur zone des hélicoptères Mil Mi-17 chargés du sauvetage autant que de la sécurisation du secteur. Afin d’éviter de nouveaux dangers deux avions légers de combat Embraer A-29A ont été envoyé au-dessus d’eux.
Pour autant ils n’ont pas eu à engager le feu.

Désormais l’enquête est entre les mains des militaires afghans avec l’aide d’experts dépêchés par le Pentagone et l’hélicoptériste. Il faut dire que MD Helicopter a tout intérêt à prouver qu’il ne s’agit pas d’un accident mais bel et bien d’une action militaire, ce qui ne mettrait pas en péril le contrat portant sur plus de cent cinquante exemplaires de cet hélicoptère léger armé.
Le business reste le business !
Peu de chances pourtant que l’on sache rapidement la réalité de ce crash : accident ou fait de guerre. L’Afghanistan contemporaine n’a toujours pas la culture occidentale de la transparence.

Photo © US Department of Defense.

 

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2 COMMENTAIRES

    • En gros vous vous permettez de tout mettre en doute ? 😉

      Pour info les pilotes afghans sont globalement formés par les Américains avec des matériels récents, donc je ne vois pas quoi leurs qualifications seraient à même qu’on en doute.

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