C’est un des transporteurs à bas coûts les plus célèbres en Europe actuellement. Or depuis quelques jours le transporteur Norwegian est au cœur d’une vive polémique en Norvège, portée par plusieurs associations de défense de l’égalité femmes-hommes. En cause un nouveau règlement intérieur jugé machiste et qui obligerait les personnelles navigantes commerciales à se chausser et se maquiller d’une certaine manière. Et d’ores et déjà il est question en Scandinavie de régler l’affaire devant les tribunaux.

C’est ce lundi 1er avril 2019 que le dress code est apparu dans un rapport confidentiel réservé au personnel de Norwegian. Mais très rapidement il est tombé entre les mains de la presse et d’associations féministes. En Norvège beaucoup ont d’abord cru à un poisson d’avril, mais en fait non il est très sérieux.
Selon ce texte les personnelles navigantes commerciales de la compagnie à bas coût doivent désormais respecter un maquillage léger mais bien présent. Aucune hôtesse non maquillée ne sera acceptée au service à bord des Boeing 737 et 787 de Norwegian dorénavant. La note de service indique également l’obligation de porter un fond de teint léger, qui peut être remplacé par un crème hydratante elle aussi teinté légèrement sur dérogation médicale.

Mais là où la compagnie s’est retrouvée avec un véritable tollé général de la classe politique et des associations norvégiennes c’est bel et bien sur les chaussures. Désormais les personnelles navigantes commerciales sont obligées de porter des talons d’au minimum deux centimètres de haut si elles veulent pouvoir continuer à travailler pour Norwegian. Là encore une alternative existe : le certificat médical mais qui doit obligatoirement être renouvelé tous les six mois sous peine de sanctions de la part de la compagnie.

Et de ce fait les associations féministes sont vent debout dans une grande partie de l’Europe contre cette compagnie aérienne. Elles rappellent que ce genre d’exigences avaient disparues depuis la fin des années 1960 dans la majorité des transporteurs américains et européens. La hauteur des talons et le maquillage étaient bien présents dans certains textes mais uniquement dans les années 1950-1960. On se doute bien que sur un vol transatlantique sur Dreamliner des chaussures à talons ne sont pas les plus confortables pour des hôtesses qui ont désormais de plus en plus de rôles à bord. Elles ne se contentent plus de servir des rafraichissement ou d’apporter des couvertures elles assurent également des missions de sécurité à bord et/ou de premier secours. Pas sûr qu’avec des talons hauts elles soient très performantes pour maîtriser un fauteur de troubles.

Depuis la libération sexuelle et l’émergence d’une pensée féministe globalisée ce type de désidérata avait totalement disparu sous nos latitudes. À croire que chez Norwegian certains ont la mémoire courte. Désormais plusieurs élus (femmes et hommes) norvégiens annoncent envisager de porter l’affaire devant les tribunaux.
Ce qui à coup sûr ferait une très mauvaise publicité pour la compagnie aérienne.

Photo © Boeing.

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4 COMMENTAIRES

  1. C’est surtout le moyen pour des pseudo défenseurs de la « cause féministe » d’exister….
    Dans toutes les compagnies (et pas que aérienne) il y a des codes vestimentaires, et cela ne pose aucun problème, l’hôtesse (et le Stewart) est aussi la vitrine de la compagnie, alors un minimum de homogénéité ne fait pas de mal, et franchement il est si « terrible » ce code vestimentaire….restons sérieux, c’est encore une tempête dans un verre d’eau pour faire exister une cause féministe qui cause plus de tord aux femmes qu’autre chose……

    • Tiens je ne savais pas que la cause féministe causait du tort aux femmes. Donc selon vous il est inutile de s’offusquer des commentaires déplacés de passagers faits à l’encontre du physique des hôtesses de l’air voire pis de gestes outrageants ? Les hôtesses de l’air ne sont pas là pour être élégantes, encore moins pour exciter quelques passagers libidineux, mais pour assurer le service et la sécurité à bord. Elles pourraient parfaitement le faire avec des chaussures à semelles plates et sans être obligés de se maquiller et/ou de se manucurer. On n’est plus dans les années 1950 !

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