C’est un des premiers gros feux de broussailles de ce début de saison 2019. Ce dimanche 5 mai 2019 les sapeurs-pompiers du SDIS 83 ont été obligé de demander l’appui aérien de deux bombardiers d’eau de la Securité Civile pour un feu d’espace naturel au mont Faron. Une aide qui a permit de circonscrire rapidement l’incendie et marque un des premiers gros renforts des pilotes de la base de Nîmes. La saison devrait courir au moins jusqu’à la mi-octobre.

C’est en début d’après-midi que l’état-major du service départemental d’incendie et de secours du Var est sonné pour un feu de broussaille s’étant déclaré sur les hauteurs de Toulon, au niveau du mont Faron. Cette zone naturelle très escarpée est actuellement une des plus surveillées de par la fragilité de sa flore. C’est également un haut lieu touristique en raison de la présence de son célèbre zoo spécialisé dans les félins et surtout du mémorial national dédié au Débarquement de Provence de l’été 1944. Le mont Faron est particulièrement surveillé.
Les soldats du feu sont arrivés très rapidement de plusieurs centres de secours. Et très vite ils ont demandé l’aide des avions bombardiers d’eau.

Malgré un mistral de modéré à fort soufflant en rafales sur la zone de Toulon la Sécurité Civile a accepté de déployer deux Bombardier CL-415 depuis sa base de Nîmes. Les bimoteurs à turbopropulseurs ont fait le voyage «à vide» allant écoper dans les eaux de la Méditerranée toute proche au niveau de la rade et du fort du Mourillon. Ainsi les avions bombardiers d’eaux rechargeaient en charge offensive au plus près du feu. À vol d’avions amphibies il n’y a quelques kilomètres à parcourir entre la mer et le mont Faron.

Plusieurs passages de bombardements d’eau ont cependant été nécessaires pour venir à bout de ce premier gros incendie de la saison. Mais surtout les équipages de la Sécurité Civile devaient ici œuvrer avec la plus grande prudence, car le mont Faron est quasiment en zone urbaine avec tout ce que cela implique comme pièges et en premier lieu les lignes électriques. En outre le relief particulier du secteur rend le bombardement d’eau encore plus difficile. Mais une fois encore les pompiers volant français ont su largement démontrer leur très haut niveau de professionnalisme.

Photo © ministère de l’intérieur.

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4 COMMENTAIRES

  1. Ça me semble tôt en saison pour de tels feux, non ?
    Ici les CL-415 sortent à peine de leur hibernation en effectuant leurs premiers vols d’entraînement… Le climat du Québec est évidemment différent de celui du sud de la France !

    • En fait il ne s’agit pas d’un feu si précoce que ça. Les terres et donc les végétations sont hyper secs en raison d’un gros déficit pluviométrique. Et à la moindre étincelle c’est l’incendie assuré. Le mistral qui soufflait hier a certainement aidé à attiser les flammes.

    • On en parle pas souvent mais des feux de forêt ou broussailles en hiver dans le sud de la France c’est pas tellement rare non plus, ils sont moins impressionnants qu’en été mais existent bel et bien. Nous n’avons pas le climat québécois, et il peu arriver qu’il fasse 20 °C en janvier, mêlé à de la végétation en manque d’eau et du vent fort, ça fait un bon cocktail pour un feu de broussailles de plusieurs dizaines d’hectares.

  2. Bonjour:
    j’habite à La Valette du Var, environ 2 km du sinistre.
    J’ai pu admirer le savoir faire des pilotes des CL 415 en direct de ma fenêtre,
    C’est vrais qu’il pleut trop peu pour la saison, mais il y a beaucoup d’humidité le matin.
    Une enquête sera ouverte pour déterminer les causes de l’incendie probablement.
    A par ça, chapeau aux pompiers volants.
    @+

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