Le drame s’est joué ce dimanche 5 mai 2019 peu après le décollage, le bilan humain est pour l’instant provisoire. Un avion de ligne biréacteur court-moyen courrier Sukhoi Superjet 100 s’est posé en flammes sur l’aéroport moscovite de Chérémétiévo. Il en avait décollé à destination de Mourmansk environ trois quatre d’heure plus tôt et le pilote a rebroussé chemin après un début d’incendie. À l’heure où ces lignes sont écrites quarante-et-un passagers et membres d’équipage ont péri.

Les services de lutte contre les incendies d’aéronefs avaient été prévenu et attendaient l’avion sur le tarmac de cet aéroport situé au nord de Moscou. Quand l’avion s’est présenté au niveau du seuil de piste aux alentours de 18 heures 30 (en heure locale) il était accompagné d’un très gros panache de fumée noire. Des flammes s’échappaient de l’arrière du fuselage et des ailes. Dès qu’il a stoppé sa course d’atterrissage les puissantes lances à incendie des camions des pompiers de l’aéroport se sont mises en action noyant le biréacteur sous une épaisse couche d’eau et de mousse. On ignore actuellement encore les causes exactes de l’incendie, tout au plus sait-on qu’il s’est déclaré une vingtaine de minutes après le décollage. Le Sukhoi Superjet 100 transportait soixante-treize passagers et six membres d’équipages.

L’avion en question numéro 95135 portait l’immatriculation RA-89098. Il appartenait à la compagnie étatique russe Aeroflot depuis sa livraison en 2017. Il volait en tant que vol SU1492 entre Moscou et Mourmansk, il s’agissait d’un vol commercial régulier.
Selon les premières informations données par une partie des médias locaux les victimes seraient décédées suite à asphyxies. Pour autant plusieurs médias étrangers parlent également de personnes mortes de leurs brûlures.

Pour l’instant les causes exactes de ce drame sont inconnues. Il s’agit pour l’instant du deuxième plus grave accident d’un avion de ce type, après un crash survenu en mai 2012 en Indonésie durant un vol promotionnel. À l’époque les quarante-cinq occupants de l’avion avaient perdu la vie.
À ce jour Aeroflot est le principal utilisateur de cet avion de ligne de facture russe avec un total de cinquante exemplaires en service, y compris l’exemplaire ici détruit par les flammes. Il n’y a quasiment aucune chance qu’il revole un jour, les dégâts sont bien trop importants.

Photo © agence TASS.

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8 COMMENTAIRES

    • Il était déjà en feu quand il a fait demi-tour. Donc soit ASN se trompe soit les médias russes mentent (c’est pas leur genre !!!) soit l’incendie s’était éteint tout seul puis rallumé.

      • Un peu tôt pour parler de mensonge des médias. Plusieurs vidéos circulent qui viennent apporter des éléments au fur et à mesure. En ayant bien évidemment en tête qu’un simple extrait vidéo ne donne qu’une vision partielle.
        En tout cas sur celle que j’évoque il semble clair que le plus gros de l’incendie s’est déclenché au second contact avec la piste.

        • Ce qui est clair c’est que l’avion a fait demi-tour suite à un incendie à bord. Le reste c’est à voir.

  1. Il est tout à fait possible de ne pas voir d’incendie sur une video, cela ne veut pas dire que l’avion n’était pas en train de bruler (à l’intérieur par exemple).
    Ce qui est surprenant dans cette vidéo est l’attérisage. Le pilote semble ne pas se poser correctement, limite j’ai l’impression que le pilote fait un « touch&go » pour reprendre le jargon de l’aéronavale. Malheureusement la queue de l’avion touche le sol ce qui fait que l’avion « explose ».

  2. Lu dans le Figaro :

    (…) le commandant de bord, Denis Evdokimov, a rapporté aux médias russes que le Soukhoï Superjet 100 a dû effectuer un atterrissage d’urgence après avoir perdu une partie du matériel de bord en raison de la foudre. «A cause de la foudre, nous avons perdu le contact radio et sommes passés en régime de pilotage minimal (…) C’est-à-dire sans ordinateur comme à l’ordinaire, mais de manière directe. En régime d’urgence», a expliqué le pilote dans les colonnes du tabloïd russe Komsomolskaïa Pravda. «Nous sommes parvenus à rétablir la liaison via la fréquence d’urgence, mais elle était courte et fonctionnait seulement par intermittences. (…) Nous avons pu dire quelques mots puis le contact a disparu», a-t-il ajouté. Selon le commandant de bord, c’est à cause du violent atterrissage que l’appareil a pris feu. «La raison est sûrement la suivante: les réservoirs étaient pleins», a-t-il indiqué.

    Donc pas d’incendie en vol.

  3. Ce jour, le pilote a dit que son avion avait été touché par la foudre et qu’une grande partie de l’électronique était HS.

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