Neuvième participation en vue à Baltic Air Policing pour les aviateurs belges. Le samedi 31 août 2019 quatre avions de combat General Dynamics F-16MLU Fighting Falcon appartenant à la Composante Air débuteront leur mission de protection des espaces aériens baltes faces aux menaces d’intrusion de l’aviation russe. Une mission pilotée par l’OTAN depuis sa création en mars 2004 que les pilotes belges n’avaient pas réalisé depuis plusieurs mois. En attendant ils vont s’exercer aux interceptions, notamment avec leurs homologues français et néerlandais.

Car oui avec huit participations à son compteur la Composante Air est, et de loin, une des forces aériennes ayant réalisé le plus de fois la mission Baltic Air Policing. À tel point même que la base lituanienne de Šiauliai est un peu devenue la résidence secondaire de ses General Dynamics F-16MLU Fighting Falcon. Par comparaison l’Armée de l’Air, pourtant bien plus puissante, n’a mené cette mission que sept fois. Le chiffre descend à cinq si on s’intéresse à la Royal Air Force. Quatre Eurofighter Typhoon FGR4 de cette dernière sont d’ailleurs actuellement déployés en Estonie.

Particularité notable de cette neuvième édition belge de Baltic Air Policing : elle devrait durer plus longtemps qu’à l’accoutumé. Une mission standard de ce type est prévue pour quatre mois. Mais Šiauliai vivra au rythme de la Belgique durant le double, soit huit mois. C’est jusqu’à fin avril 2020 que des avions et des pilotes de la Composante Air seront déployés. Pour autant une rotation aura bien lieu à mi-mandat, soit au bout de quatre mois entre militaires belges. Il faut savoir que cette présence fréquente a renforcé les liens diplomatiques entre la Belgique et les trois états baltes.

Durant les huit prochains mois donc, à partir de fin août, les pilotes et mécanos belges devront assurer la sûreté aérienne des états baltes depuis la Lituanie. Cela implique d’intercepter les avions russes qui s’approcheraient de trop près, et souvent avec leurs transpondeurs éteints ou défectueux, de ces espaces aériens souverains. Les chasseurs de l’OTAN ont aussi souvent pour mission d’aller identifier ces mêmes avions lors de leurs transits, en renfort des moyens suédois. Une mission très habituelle et qui permet aux pilotes européens de mieux se faire une idée de l’état actuelle de l’aviation que Moscou met en ligne.

Photo © Keypublishing.

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