La guerre de la propagande se poursuit entre Téhéran et Washington. Ce mercredi 17 juillet 2019 l’état-major de l’armée iranienne a annoncé qu’au moins trois de ses drones de combat Mohajer 6 avaient été déployé à proximité d’implantations militaires «ennemies». Cet avion sans pilote est actuellement le seul dans l’arsenal de la république islamique à disposer d’une capacité d’attaque, même si on ignore tout de ses caractéristiques réelles. Il n’est pas évident qu’actuellement ces drones soient employés à proximité de la flotte de combat américaine croisant au large des côtes iraniennes.

Selon plusieurs experts internationaux les drones de combat Mohajer 6 seraient plutôt déployés à proximité immédiate de l’Afghanistan. Il faut dire que les États-Unis y disposent encore de bases militaires. Dans le langage de la propagande iranienne c’est ce pays qui est désigné comme l’ennemi ! Mais ces trois drones de combat représentent t-ils un vrai risque pour l’Amérique ?

Si on en croit l’IRNA (l’Islamic Republic News Agency, l’agence de presse officielle de la république islamique) il s’agit d’un drone de combat tout à fait comparable avec les meilleures machines occidentales. Il serait à même de frapper de jour comme de nuit avec une redoutable précision et un arsenal allant du missile antichar aux bombes à guidage laser. S’il semble avéré que le drone en question puisse emporter et tirer deux missiles Sadid 1 de facture locale les bombes guidées par laser sont beaucoup plus sujettes à caution.

En fait le Mohajer 6 est comme son nom l’indique dérivé directement du célèbre Mohajer développé dans les années 1980 en réponse aux enseignements de la guerre Iran-Irak. Ce drone de reconnaissance et de surveillance. Il a su évoluer au cours des années jusqu’à donner naissance donc à cet actuel Mohajer 6 connu en fait depuis environ deux ans, et découle directement du Sadegh 1 demeuré sans suite.

Maintenant il y a fort peu de risques que ces drones ne soient employés au combat face à la puissante US Navy. Ce sont des avions sans pilote assez lents et réputés peu manœuvrables. En outre la défense anti-aérienne des navires américains n’en feraient qu’une bouchée. Et leur emploi comme drones de première frappe engagerait forcément les deux pays vers un conflit que personne ne souhaite. Mais au moins désormais le Pentagone sait que la république islamique est paré à utiliser ces drones tactiques.

Photo © IRNA.

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