Cela avait déjà été le cas quelques jours auparavant avec l’Airbus A330 MRTT Phénix et son kit Morphée puis encore un peu plus tard avec les porte-hélicoptères amphibies de classe Mistral. Depuis ce weekend les médias d’information communiquent en masse sur l’utilisation par l’opération Résilience de l’hélicoptère de transport et de manœuvres NH-90TTH Caïman. Il faut dire que l’appareil s’est mué en quelques heures en appareil sanitaire à même d’évacuer les malades. Une nouvelle corde ajoutée à l’arc de l’hélicoptère européen.

Le président de la République Emmanuel Macron déclenche ce mercredi 25 mars 2020 l’opération Résilience. Il met alors officiellement les forces armées au service de la lutte contre le coronavirus Covid19. Dans les faits ils y sont depuis quelques jours déjà, notamment depuis les évacuations sanitaires réalisées par l’Armée de l’Air. Désormais nos militaires ont un cadre légal. Et l’information est fortement relayée par les médias.

À partir de ce samedi 28 mars 2020 les journalistes de tous les médias se découvrent une star dans nos forces armées : l’hélicoptère NH-90TTH Caïman. Il faut dire que ces appareils de transport nouvelle génération de l’ALAT sont rapidement sur le devant de la scène grâce au travail exceptionnel fourni par les ingénieurs et techniciens du GAMSTAT de Valence.

Dans le Grand Est durant tout le weekend les NH-90TTH Caïman vont réaliser des vols d’évacuation sanitaire vers des hôpitaux éloignés, dans d’autres régions et surtout en Allemagne. Car la coopération et la solidarité européenne fonctionne particulièrement bien entre nos deux pays. À Metz par exemple les Caïman ont embarqué leurs malades vers des structures de soin sises à Clermont-Ferrand, Stuttgart, et Ulm. Des vols qui généralement n’excèdent pas deux heures. Par contre pour des raisons de taille de ces hélicoptères militaires ils ne peuvent généralement pas se poser sur les helipads hospitaliers, des DZ sont donc aménagées à proximité. Le reste du trajet se fait par la route.

Les images de ces hélicoptères camouflées entourées de personnels en tenues blanches avec généralement de gros brancards médicalisées et des ambulances du SAMU ont fait le tour de l’Hexagone, et même au-delà. De France-Info à BFMTV en passant par les sites internet de France Bleu, RFI, ou encore Libération et Le Figaro chacun y va de sa photo du Caïman TTH. Et pour une fois peu d’erreurs sur ces machines, les journalistes ont semble t-il fait des efforts. Désormais clairement les Français savent reconnaitre cet hélicoptère que nous autres passionnés connaissons bien.

C’est donc aux femmes et aux hommes du Groupement Aéromobilité de la Section Technique de l’Armée de Terre (mieux connu comme GAMSTAT) de Valence que nous devons ces modifications sur l’aéronef. Et en très peu de temps ils ont fait des merveilles ! Le chantier était d’importance. Il fallait à la fois permettre le transport des malades et de leurs soignants tout en garantissant la sécurité sanitaire des équipages.
Ce dernier se compose des deux pilotes dont le cockpit a été isolé totalement de la cabine afin de le rendre hermétique aux germes, et d’un voire deux mécaniciens navigants installés dans la cabine avec les passagers. Ceux-ci sont au nombre de six. Deux patients atteints du coronavirus Covid19 couchés et branchés en permanence à l’assistance respiratoire et au monitoring ainsi que quatre soignants.
Évidemment le vol retour se fait plus léger, il a ses deux principaux passagers en moins.

Cette mission liée à l’opération Résilience s’inscrit pleinement dans la notion de service public. Un terme que les Français redécouvrent depuis le début de cette crise sanitaire majeure. Il faut dire que nos fonctionnaires et militaires sont en première ligne et ne comptent pas leurs heures pendant que la majorité du secteur privé est confinée et/ou en télétravail.

Photos © ministère des Armées.

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1 COMMENTAIRE

  1. C’est maintenant le Antonov 124 que les français vont connaître. La France les a affrétés auprès de la bien connue compagnie russe Volga-Dnepr Airlines, pour acheminer les millions de masques et autres appareils médicaux importés d’urgence de Chine en plus des Boeing 777 cargo de AirFrance mais ceux là ne peuvent emporter autant de fret que l’appareil ukrainien.

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