À aucun moment l’équipage du navire chinois n’a montré d’agressivité vis à vis de la Royal Navy. Ce dimanche 14 juillet 2019 le destroyer chinois Xian a traversé la Manche, frôlant à deux reprises les côtes anglaises. La frégate britannique HMS St Albans l’a accompagné, faisant décoller son hélicoptère embarqué Merlin HM Mk-2 afin qu’il s’assure que ce transit se fait dans les meilleures conditions. C’est une procédure que la marine de Sa Majesté observe dès qu’il s’agit de bâtiments chinois ou russes.

Le destroyer chinois Xian a traversé la Manche d’ouest en est, son transit était prévu. S’il a largement évité le littoral français il s’est peu à peu rapproché des eaux britanniques. Durant tout son trajet il était suivi de très près par la frégate HMS St Albans et son hélicoptère embarqué Agusta-Westland Merlin HM Mk-2. Par contre à au moins deux reprises un avion français, un Dassault Aviation Falcon 50M a survolé le navire asiatique, tout en demeurant à bonne distance et à moyenne altitude. Sans doute cela a t-il permis à l’équipage de notre Marine Nationale de photographier ce puissant navire de guerre assez rare dans nos eaux européennes.

Par radio les autorités britanniques avaient cependant indiqué à l’équipage chinois l’interdiction que son hélicoptère embarqué ne prenne les airs. Le destroyer Xian dispose en effet d’un Harbin Z-9 Haitun capable de mener des missions de luttes anti-sous-marines. Durant tout le transit en Manche l’équipage du navire britannique a gardé à l’œil (et au radar) le navire chinois, s’assurant que son aéronef ne quittait pas son hangar.
Une fois sorti de ce bras de mer qui sépare nos deux pays le navire a continué sa route vers le nord-est, et le HMS St Albans a cessé son escorte.

En moyenne la Royal Navy accompagne chaque année une trentaine de navires de guerre jugés potentiellement hostiles. Et à chaque fois elle fait décoller l’hélicoptère embarqué à bord de la frégate en charge de cette mission sensible. Ce sont principalement des bâtiments battant pavillons chinois ou russes.

Photo © Royal Navy.

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4 COMMENTAIRES

  1. Je suis un peu surpris de la part des autorités britannique au sujet de l’interdiction d’envol de l’hélico embarqué… car 1) pourquoi interdire, si le navire est en transit hors eaux territoriales, ( de plus, pour les chinois, la chasse ( ou plutôt reco ) au soum doit être relativement inefficace dans la manche, véritable autoroute ultra bruyante ) et 2) s’il l’avaient fait qd même, quel moyens de rétorsion auraient pu être utilisés ?

    • Exactement la question que je me posais : si les Chinois décident de faire quand même décoller leur hélico, il se passerait quoi ? Ils ne vont pas tirer dessus ni couler leur navire, ce serait démesuré comme réponse…

    • Pour Olivier 15: manifestement l’interdiction de vol pour l’hélico chinois a été exigée dans les eaux territoriales britanniques…On peut raisonnablement pensez que cela c’est passé là ou il n’y a plus que eaux territoriales britanniques et française ( hauteur du Cap Gris-Nez)..C’est là aussi que volait le falcon50 français (du coté français bien entendu)…Je vois pas l’intérêt de faire décoller, dans cette zone,l’hélico pour les chinois et c’est sans doute une mesure systématique des anglais dés que l’on rentre dans leurs eaux…Les moyens de rétorsion , en cas de vol non autorisé sont simples et connues: intervention de la chasse anglaise et déroutement du contrevenant sur un terrain anglais…Ensuite c’est de la diplomatie…

  2. Faut pas chercher loin: petites mesures de représailles âpres l’histoire du navire de guerre britannique du coté de Taiwan…Rien de bien nouveau…

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