Le drame s’est déroulé ce mardi 30 juillet en début de matinée. Un avion de liaisons rapides Beechcraft Super King Air 350 appartenant à l’armée pakistanaise s’est écrasé peu avant son atterrissage, à l’approche de l’aéroport de Rawalpindi dans le nord du pays. L’accident a causé la mort d’au moins dix-sept personnes entre l’équipage et les passagers du bimoteur mais également des civils se trouvant dans leurs habitations. Une enquête a été ouverte par les autorités militaires du pays.

On en sait peu sur les causes exactes de l’accident mais plusieurs témoins affirment avoir vu l’avion réaliser un virage très serré à l’approche de l’aéroport de Rawalpindi. Quelques secondes plus tard l’avion s’écrasait dans les faubourgs de la ville. Il a littéralement éventré un quartier populaire, avec comme conséquence directe le déclenchement de deux débuts d’incendies.

Malgré la relative rapidité d’intervention des secours, et une chaîne de solidarité parmi les riverains le drame a pour l’instant causé la mort de dix-sept personnes. Trois enfants sont décomptés parmi celles-ci. Les cinq passagers et membres d’équipage du Beechcraft Super King Air 350 sont décédés dans l’accident. Au moins deux généraux de premier plan, appartenant au haut état-major pakistanais se trouvent parmi les morts.

Sur le Super King Air 350 en question on sait qu’il portait le numéro de série FL-766 et avait été livré à l’armée pakistanaise en 2012. Il s’agissait en fait d’une commande de sept avions de ce type auprès de l’avionneur américain. Deux étaient en configuration de surveillance (tel l’exemplaire représenté en une) et cinq de transport légers et de liaisons rapides. C’est le cas de l’appareil accidenté ce mardi 30 juillet 2019.
L’état-major pakistanais a immédiatement ordonné que toutes les machines de ce lot soient clouées au sol le temps des investigations.

Très rapidement le ministère de la défense du Pakistan a écarté la thèse d’une attaque terroriste. Les enquêteurs s’orientent donc actuellement vers la piste d’un accident. Erreur humaine ou problème technique ? Les jours et semaines à venir seront cruciales pour répondre à cette interrogation.

Cinq morts directs et douze civils tués en raison du crash de l’avion sur leurs logements. Cet écrasement repose la question de l’urbanisation à outrance aux abords immédiats des zones aéroportuaires. Et le fait que le Pakistan soit un état en voie de développement n’a rien à voir là-dedans, même dans des pays dits riches comme les États-Unis ou la France des milliers de gens vivent trop près des aéroports.
Voyez Paris-Orly ou encore Nantes-Atlantique pour les plus sceptiques !

Photo © Keypublishing.

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1 COMMENTAIRE

  1. Je confirme Arnaud la dernière phrase. Je viens juste de faire Lyon-Nantes à bord d’un A319, et avant d’atterrir, nous sommes passé au dessus de la ville; Je n’ose pas imaginer les dégâts humains s’il y avait un crash dans le centre-ville de Nantes ou sa banlieue (notamment la ville de Bouguenais) avec un tel avion.

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