Il pourrait bien s’agir du premier contrat à l’export pour l’hélicoptère américain sans pilote. L’état-major de la Japan Maritime Self Defense Force est actuellement en pourparlers avec Northrop Grumman et le Pentagone autour de le vente de vingt-deux à vingt-quatre drones dernier cri MQ-8C Fire Scout II. Selon les militaires japonais il s’agit d’une réponse à la menace que font peser depuis plusieurs mois les marines chinoises et russes vis à vis de l’archipel. On ignore cependant le montant du contrat, si celui-ci venait à être signé dans les prochaines semaines.

En fait on peut se dire que les négociations doivent avancer dans le bon sens depuis quelques semaines. En effet l’US Navy elle-même a reconnu avoir embarqué des officiers japonais à bord de son USS Coronado au cours du mois dernier durant une mission opérationnelle. Le navire de guerre américain embarquait alors un de ces drones nouvellement rendus opérationnels. Les observateurs japonais ont pu mieux se rendre compte des capacités réelles de l’engin sans pilote.

Pour la Japan Maritime Self Defense Force il s’agit de combler un vrai vide dans son arsenal aérien : celui de la reconnaissance aérienne depuis les navires de guerre. Et quoi de plus naturel en 2019 que de se tourner vers les drones à voilures tournantes. Or actuellement le MQ-8C Fire Scout II est le nec plus ultra dans ce domaine.
Pour mémoire cet appareil n’a plus grand-chose à voir avec le Northrop Grumman RQ-8A Fire Scout d’origine, il est bien plus volumineux et dispose d’un rayon d’action accru. Au cas où cela aurait échappé à certaines personnes il est directement dérivé de la cellule de l’hélicoptère civil et parapublique Bell 407, le successeur commercial du célèbre Bell 206L Long Ranger.

Dans son programme d’acquisition la marine japonaise envisage de déployer ses futurs Northrop Grumman MQ-8C Fire Scout II à bord de ses porte-aéronefs de classes Izumo et Hyūga mais également sur des navires de combat. Les destroyers lance-missiles de classes Atago et Kongō, ainsi que la future classe Maya opérationnelle à partir de l’année prochaine.
De même les frégates de classe Asagiri pourraient assurer l’embarquement de ces drones.
Il s’agirait alors de moyens permettant d’observer à moindre coût humain les évolutions des marines chinoises et russes autours de certaines zones de l’archipel nippon. Une situation de plus en plus tendue avec ces deux voisins.

Photo © US Office of Naval Research.

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