L’information a été officiellement révélée ce samedi 7 décembre 2019 par le général Stephen J. Townsend, l’actuel patron de l’US Africa Command. Ce jeudi 21 novembre 2019 un drone de surveillance appartenant aux forces américaines a été descendu par des tirs de DCA alors qu’il survolait le territoire libyen actuellement en proie à une féroce guerre civile. Désormais les Américains ont la certitude de l’implication de mercenaires russes agissant dans la région avec l’aval de Moscou. Pour l’heure la Russie nie évidemment l’ensemble de ces allégations.

On ignore le type exact de l’avion sans pilote en question. Certaines sources parlent d’un General Atomics MQ-1C Gray Eagle, d’autres d’un MQ-9A Reaper, voire carrément d’un Northrop-Grumman RQ-4B Global Hawk. Pour mémoire si les deux premiers sont des drones tactique le troisième est un modèle stratégique. Le Pentagone accepte de communiquer sur la perte de son aéronef télé-piloté mais pas au point de dire de quel modèle il s’agit, la transparence atteint rapidement ses limites en matière de défense et de renseignement.

Ce qui donc est d’ores et déjà sûr c’est que l’appareil en question se trouvait au-dessus de la partie orientale de la Libye, actuellement aux mains du maréchal Haftar et de son armée supposée très puissante. Cette dernière serait en fait composée de plus en plus de mercenaires envoyés sur place par Moscou pour soutenir son action. Il faut dire que cette région est riche en champs pétrolifères et gaziers.

Et ce sont donc ces mercenaires téléguidés par le FSB, les services de renseignement et de sécurité de la fédération de Russie, qui sont accusés par le général Townsend d’avoir abattu le drone américain. Dans le même temps l’officier soutient ouvertement qu’ils ignoraient la nature de l’engin sur lequel ils tiraient. Par contre après avoir récupéré les débris de ce drone ils ne pouvaient plus rien nier. Townsend laisse même sous-entendre que des éléments proches de Haftar auraient tenté de revendre ces pièces détachés sur le marché noir, y compris aux Américains.
Stephen J. Townsend n’est pas n’importe quel général américain. L’actuel commandant en chef de l’US Africa Command est un des officiers les plus titrés du Pentagone. Il fut l’un des principaux stratèges de la guerre contre Daech entre 2015 et 2017.

Désormais la balle est dans le camp des diplomates, entre Washington et Moscou. Ces derniers d’ailleurs refusent toujours de reconnaitre l’implication d’éléments russes, y compris de mercenaires. Il faut dire que les liens entre ces derniers et l’armée sont plus que ténus.
Reste que désormais Haftar et ses soldats-mercenaires disposent désormais de restes d’un drone américains dont plusieurs éléments sont classés top-secrets. Avec donc le risque qu’ils se retrouvent tôt ou tard en Chine, Iran, ou Russie.

Photo © US Department of Defense.

Publicité

1 COMMENTAIRE

  1. Notons que l’armée algérienne (frontière commune avec la Lybie) est équipée du système de DCA d’origine Russe Pantsir S1 (38 exemplaires) ainsi que les Emirats Arabes Unis (50 exemplaires) qui soutiennent le.Maréchal Haftar. C’est un système mobile mixte canons/missiles dont le plafond de tir est de 15.000 m, Est-ce un mercenaire russe qui a poussé sur le bouton, difficile à dire….

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'écrire votre commentaire !
Merci de renseigner votre nom