L’Éjercito del Aire rejoint ainsi l’Aeronautica Militare, l’Armée de l’Air, ou encore la Royal Air Force. Ce vendredi 31 janvier 2020 l’Espagne est devenu le cinquième pays européen à faire voler dans son espace aérien un drone multirôle General Atomics MQ-9 d’origine américaine. Détail particulier : dans ce pays il est appelé Predator B et non Reaper comme ailleurs dans le monde. Dans un premier son armement n’est pas à l’ordre du jour, il doit se contenter de missions de reconnaissance tactique et de désignations de cibles.

L’équipe de marque de l’aviation espagnole célèbre la date de ce premier vol espagnol du Predator B.

On peut dire que ce drone se sera fait attendre en Espagne. Après une rude compétition face à l’I.A.I Eitan israélien le General Atomics MQ-9 Reaper fut sélectionné officiellement en octobre 2015. Les plans initiaux prévoyaient une mise en service entre 2018 et 2020, ils ont finalement été retardé de deux ans suites à de difficiles négociations entre Washington et Madrid. Les quatre drones américains doivent avoir rejoint l’Espagne d’ici fin 2021.

Et en effet l’Éjercito del Aire ne les appelle pas Reaper comme les autres utilisateurs européens (pour mémoire : la France, l’Italie, les Pays-Bas, et le Royaume-Uni) mais bel et bien Predator B. Ce patronyme n’a rien d’une erreur des Espagnols puisqu’il s’agit là de son nom d’origine avant que celui de Reaper ne lui soit choisi. Il s’agissait alors d’éviter toute confusion avec le RQ-1 Predator du même constructeur.

De l’autre côté des Pyrénées donc les General Atomics MQ-9 Predator B sont mis en œuvre par l’Ala 23. Cette unité est sise sur la base aérienne de Talavera sur l’aéroport régional de Badajoz, dans le sud du pays près de la frontière avec le Portugal. Avant de voler sur ces drones l’Ala 23 évoluait sur avion de chasse Northrop F-5AM Freedom Fighter. Elle possède d’ailleurs encore quelques exemplaires biplaces qu’elle utilise pour l’entraînement avancé et la mission type Agressor.

Une silhouette désormais bien connue sur les bases des pays européens.

Non armés les Predator B espagnols sont avant tout dévolus aux missions de reconnaissance tactique et de désignations de cibles pour les armes à guidage laser. Mais en Espagne il existe déjà un débat, similaire à celui qui a eu lieu en France, au sein de la classe politique pour savoir s’il est judicieux ou non de doter ces drones de reconnaissance d’une capacité d’appui aérien rapproché. Dans un tel cas ces avions sans pilote seraient rétrofités directement sur place par le constructeur.

Photos © Éjercito del Aire.

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2 COMMENTAIRES

  1. Cessez donc de parler des pays européens sur votre blog, votre propagande européiste est lassante. L’Espagne a fait le choix logique de l’OTAN, celui de ne pas s’enchainer à Brussel et ses technocrates pacifistes.

    • Ce qui est amusant avec les europhobes c’est qu’a chacun de leur commentaire ils font preuves de leur ignorance (et/ou de leur mauvaise foi). Ou avez lu dans l’article qu’il était question de l’UE ? Bruxelles n’a pas la moindre compétence en matières de défenses et de choix des armements des états membres. A part peut être la France (et encore..) tous les autres pays de l’UE ne jurent que par l’OTAN et ne veulent pas d’une défense européenne intégré hors de l’alliance US..Donc oui d’une certaine maniere bruxelles est pacifiste car les états membres ont décidés depuis le début que le domaine militaire ne concernait pas l’UE..

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