Plus le temps passe et plus les chances de retrouver le pilote en vie s’amenuisent. Ce mercredi 25 mars 2020 au soir un avion de chasse Sukhoi Su-27 appartenant aux forces aériennes russes s’est abimé en Mer Noire à une cinquantaine de kilomètres des côtes du territoire ukrainien de Crimée actuellement sous occupation russe. Une mission de recherches et de sauvetages a été lancée mais n’a toujours pas récupéré le pilote. L’avion réalisait un vol d’entraînement lors de l’accident.

La perte de l’écho radar a été observée à 20 heures 10, heure locale. L’avion se trouvait alors à une cinquantaine de kilomètres de la ville criméenne de Théodosie. Ce Sukhoi Su-27 survolait les eaux de la Mer Noire lorsque le drame est survenu. On ignore actuellement si le pilote a réussi à s’éjecter.

L’avion appartenait à une unité de chasse prépositionnée en permanence en Crimée. Depuis l’annexion de ce territoire ukrainien par Moscou entre février et mars 2014 la Russie maintient un très important contingent militaire dans la région. Cette presqu’île est aujourd’hui presque plus militarisée que durant la guerre froide. Et l’avion de chasse perdu ce mercredi 25 mars au soir faisait parti de ces forces d’occupation.
Dans le jargon de la propagande pro-Poutine il assurait la défense aérienne de la Crimée.

Quoique l’on pense de cette présence militaire russe dans un territoire souverain ukrainien il n’en demeure pas moins qu’un pilote est actuellement porté disparu. Et que ses chances d’avoir survécu à l’accident semblent de plus en plus réduites. À cette saison les eaux de la Mer Noire ne dépassent pas les 7°C. Afin de le repérer un avion de transport militaire Antonov An-26 a immédiatement été dérouté et envoyé sur zone. Si son équipage a bien confirmé avoir repérer ce qui pourrait être les restes d’un avion il n’y a aucune trace de son pilote. Depuis deux hélicoptères Mil Mi-8 ont également rejoint le site présumé de l’accident, sans apporter plus de succès.
Aux vues des très mauvaises relations diplomatiques avec ses voisins directs dans la région la Russie n’a reçu aucune proposition d’assistance. La Bulgarie et la Roumanie, ainsi bien sûr que l’Ukraine n’ont annoncé vouloir aider les forces russes dans cette délicate mission.

Photo © Keypublishing.

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