La filière du transport aérien traverse une période de turbulence sans précédent et aucun pays n’y échappe. À compter du 18 mars, seuls les citoyens canadiens et résidents permanents pourront monter à bord d’avions à destination du Canada. Ils devront toutefois être exempts de symptômes du COVID-19. Jusqu’à nouvel ordre, les Américains seront les seuls ressortissants étrangers dorénavant autorisés à entrer au Canada. Compte tenu de l’intégration poussée des économies canadienne et américaine, les Canadiens sont également encore admis aux États-Unis. Tout comme les Canadiens qui sont de retour de l’étranger, les Américains devront toutefois confirmer qu’ils se conformeront à une quarantaine volontaire de 14 jours. Les équipages étrangers d’avions en transit au Canada seront également admis dans le cadre de leurs fonctions.

Les vols internationaux qui se poseront au Canada pourront uniquement le faire aux aéroports de Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver. Cela permettra d’y concentrer du personnel de l’Agence des services frontaliers afin d’exercer un meilleur contrôle. Les vols en provenance des États-Unis, du Mexique et des Caraïbes pourront continuer à utiliser d’autres aéroports. Cela s’explique par le retour massif des Snowbirds, ces touristes canadiens hivernant plus ou moins longuement dans les destinations soleil. Justin Trudeau a demandé à tous les ressortissants canadiens de revenir rapidement au pays, pendant qu’il y a encore des vols commerciaux.

Autre exception à la nouvelle règle canadienne, les vols en provenance de l’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon seront également traités comme des vols domestiques internes. Aucun cas diagnostiqué de COVID-19 n’a été confirmé à ce jour dans cet archipel français situé tout près de Terre-Neuve. Ainsi, l’ATR-42-500 d’Air Saint-Pierre pourra continuer ses vols vers ses destinations canadiennes habituelles.

Après avoir longuement tergiversé, le premier ministre du Canada a finalement cédé aux pressions croissantes du premier ministre du Québec, François Legault. Justin Trudeau est pourtant bien au courant des dangers de contagion puisqu’il est en quarantaine depuis que son épouse a contracté le COVID-19 lors d’un récent voyage en Grande-Bretagne. Pour le bénéfice de nos lecteurs non canadiens, rappelons que les système de santé et de protection civile sont de compétence provinciale dans la fédération canadienne. Ce sont donc les provinces qui sont directement au front dans la lutte au COVID-19. Le contrôle des frontières ainsi que le secteur de l’aviation et les aéroports sont toutefois de compétence fédérale. Tous dénoncent le manque de leadership de Justin Trudeau depuis le début de cette crise. Ce sont les premiers ministres des provinces canadiennes qui agissent avec détermination afin d’éviter que le situation dégénère rapidement comme en Europe. Pour l’instant, le Canada ne déplore que cinq décès et moins de 500 cas de COVID-19 (dont une soixantaine au Québec). Tous s’attendent toutefois à ce que la vague d’infections prenne de l’ampleur malgré les nombreuses mesures de confinent social mises en place par les autorités provinciales. L’objectif est simplement de ralentir et d’étaler dans le temps la progression du COVID-19 afin de ne pas submerger les hôpitaux et autres services de santé. Comme pratiquement tous les cas diagnostiqués de COVID-19 au Canada sont liés à l’entrée de voyageurs au pays, ces nouvelles mesures devraient contribuer à cet objectif.

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2 COMMENTAIRES

  1. Chapeau à mon compatriote Marcel pour cet article qui explique notre spécificité comme pays. Le comportement exemplaire du premier ministre du Québec François Legault dans cette crise et celle de la crise autochtone de 2020 est à l’opposé des comportements dilatoires de Justin Trudeau et dans plusieurs autres dossiers.

  2. Les comportements dilatoires de Justin Trudeau dans cette crise du COViD-19 et dans la crise autochtone de 2020 seront sanctionnés par les électeurs canadiens en ne le réélisant pas comme premier ministre du pays lors de la prochaine élection fédérale qui devrait avoir lieu dans les 12 prochains mois. Présentement il dirige un gouvernement minoritaire ce qui est inhabituel au Canada.

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