C’est l’information plutôt drôle de la semaine. Ce mardi 7 avril 2020 un habitant de Loire-Atlantique a été verbalisé par les forces de l’ordre pour n’avoir pas respecté les mesures de confinement obligatoire. Jusque là rien d’inhabituel actuellement sauf que l’origine du contrôle vient du fait que l’homme avait quelques minutes plus tôt montrer son postérieur à l’équipage d’un hélicoptère de la Gendarmerie Nationale. Pas sûr qu’on l’y reprendra.

Alors que l’homme se promenait tranquillement sur une coulée verte de la commune de Ligné en Loire-Atlantique il a aperçu un hélicoptère de gendarmerie au-dessus de lui. Son équipage réalisait une mission de surveillance dans le cadre du confinement actuellement en vigueur en France. Sans doute par provocation l’homme s’est alors arrêté, a baissé pantalon et sous-vêtement afin de montrer ses fesses aux gendarmes du ciel. Certainement tout fier de lui il s’est rhabillé et à poursuivi son petit bonhomme de chemin.

Sauf qu’au bout d’une dizaine de minutes il a vu arriver face à lui une seconde patrouille de gendarmerie, en voiture cette fois-ci. Et forcément l’exhibitionniste a été contrôlé.
N’étant pas en possession d’un attestation dérogatoire l’autorisant à circuler il a écopé d’un amende de 135 euros. Une seconde, de la même somme, lui a été infligé car l’homme circulait sur un espace vert interdit au public suite à un arrêté préfectoral.
Là où les forces de l’ordre ont été plutôt cool c’est quand elles ne lui ont pas relevé l’infraction (délictuelle) d’exhibition passive sur la voie publique. Là l’homme aurait pu se retrouver immédiatement en garde à vue. Puis il risquait d’écoper d’une amende de 15 000 euros ainsi que d’une année d’incarcération en maison d’arrêt, merci l’article 222-32 du code pénal.

Pour que nos lecteurs non français (et notamment les Canadiens) comprennent bien il faut savoir que le confinement est généralisé à l’ensemble de notre territoire métropolitain et ultramarin depuis le 17 mars 2020 à midi. Cependant il est possible de sortir si on est en possession d’une attestation dérogatoire pour plusieurs motifs différents : aller chez le médecin, à la pharmacie, faire ses achats de nourriture, aller travailler sous certaines conditions, faire un court moment de sport, ou encore porter assistance aux personnes vulnérables. Cette attestation prend la forme d’un formulaire téléchargeable et imprimable ou bien depuis cette semaine d’une application sur smartphone. Toutes les forces de l’ordre peuvent contrôler et le cas échéant verbaliser son absence à hauteur de 135 euros.
À titre personnel j’ai été contrôlé quatre fois, et cela s’est toujours très bien passé.

Si l’envie vous prenait vous aussi de montrer votre popotin à l’hélicoptère de gendarmerie ou bien à une patrouille de police, un conseil : évitez ! Sauf si vraiment vous avez envie de vous faire verbaliser. Donc même si «madame promène son cul sur les remparts de Varsovie», ne l’imitez pas ! Un hélico bleu peut toujours passer par là.

Photo © Olivier Cabaret.

NDLR : Aucune information n’existant actuellement sur la nature de l’hélicoptère engagé dans cette mission, la photo sert juste à illustrer l’article.

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2 COMMENTAIRES

  1. Comme on dit au Québec, il s’est fait prendre les culottes baissés…
    Ici heureusement la situation ressemble plus à celle de l’Allemagne ou du Portugal. C’est relativement sous contrôle et les mesures de confinement sont volontaires sauf pour les voyageurs de retour de l’étranger contraints à une quarantaine. Aussi, les commerces et industries non essentiels sont fermés jusqu’à nouvel ordre. On peut toutefois se promener assez librement à condition de respecter un deux mètres de distanciation avec les autres. Des amendes salées sont toutefois prévues pour les atroupements… nus ou pas !

  2. On a des lois avec un code pénal mais celui n’est jamais respecté. Il risquait 15 000 € d’amende et 1 an de prison mais non juste un rappel à la loi. Pas étonnant qu’on soit le pays où tout est permis même ce qui est interdit comme disais Churchill. Une vraie chienlit au quotidien. C’est comme les règles de confinement qui ne sont pas appliquées partout pareil par les forces de l’ordre et ses zones de non droit.

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