Ça a du les changer un peu des habituels Tupolev Tu-95 ! Ce mercredi 8 avril 2020 le NORAD a sonné le 3rd Wing de l’US Air Force afin qu’il identifie et intercepte deux échos radars en provenance de l’espace aérien de Russie et qui s’approchait de celui des États-Unis. Évidemment il s’agissait d’avions militaires volant transpondeurs éteints et frappés de l’étoile rouge et du drapeau tricolore. Pour autant ils sont demeurés tout le temps dans la zone d’identification de la défense aérienne.

Donc ce sont les radars du NORAD, le North American Aerospace Defense Command, commun au Canada et aux États-Unis qui a repéré les deux aéronefs intrus alors qu’ils approchaient des côtes de l’Alaska. Il a transmis l’affaire immédiatement au 3rd Wing des Pacific Air Forces qui est en charge de la défense aérienne du plus grand des états américains.
Ça tombe bien un de ses Boeing E-3C Sentry était déjà en vol et a pu se rediriger vers la zone. Dans le même temps une patrouille d’interception composée de deux chasseurs de supériorité aérienne Lockheed-Martin F-22A Raptor prenait les airs.

Identifier et éventuellement intercepter les avions militaires russes flirtant un peu trop avec l’espace aérien souverain des États-Unis ou avec son ADIZ, c’est à dire sa zone d’identification de défense aérienne, sont des missions courantes pour les chasseurs furtifs américains. Afin d’assurer leur mission au mieux les pilotes de deux F-22A Raptor ont pu s’appuyer sur l’assistance d’un ravitailleur en vol Boeing KC-135R Stratotanker appartenant au 168th Wing. Cette unité dépend de l’Air National Guard d’Alaska.

Une fois à l’intérieur de l’ADIZ les pilotes des deux chasseurs de supériorité aérienne ont eu la surprise de découvrir deux Ilyushin Il-38. Ces appareils de lutte anti-sous-marine dérivés de l’avion de ligne Il-18 ne sont pas les plus employés par la Russie dans ce genre de mission. Généralement les F-22A américains volent plutôt de conserve avec des Tu-95 russes.
Bien que s’approchant dangereusement de l’archipel américain des Aléoutiennes ces quadrimoteurs à turbopropulseurs n’ont jamais violé l’espace aérien souverain des États-Unis. Pourtant ils demeuraient souvent à moins d’un kilomètre de lui. Durant toute leur présence ils ont été accompagnés par les chasseurs et le ravitailleur en vol de l’US Air Force.

Au bout de deux heures et demi les deux avions de l’aéronavale russe ont pris cap à l’ouest et rejoint leur propre espace aérien, au niveau de l’archipel Komandorski. Une fois qu’ils avaient quitté l’ADIZ américaine ils ont été «lâchés» par la chasse américaine.

Photo © US Air Force.

 

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