Une semaine après le passage de la terrible tempête Alex les moyens militaires sont toujours très présents le sud-est français. Des hélicoptères de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre, de l’Armée de l’Air et de l’Espace, et même de la Marine Nationale continuent leurs rotations journalières pour aller désenclaver villages et hameaux coupés du monde suite aux coulées de boue. Des moyens très lourds sont toujours présents dans les vallées de la Roya, de la Tinée, et de la Vésubie. Désormais l’une des tâches des équipes de secours est de rechercher les disparus sans pratiquement de chances de les retrouver vivants.

Inspection pré-vol sur le tarmac de Nice-Côte d’Azur.

Dès le départ du weekend dernier quatre hélicoptères se rendaient sur zone assurant une première intervention d’urgence, avec plus ou moins de succès. Dans le même temps d’importants moyens de secours formés par les sapeurs-pompiers de la région et les Eurocopter EC145 jaunes et rouges de la Sécurité Civile étaient déployés pour porter assistance et sauver des vies.

Une fois cette phase dite de première intervention passée il a fallu au plus vite désenclaver des vallées dans lesquelles les infrastructures avaient été dévastées par la puissance des eaux et de la boue. Pour cela les légionnaires du 1e Régiment Étranger du Génie sont entrés en action et ont fait des merveilles en très peu de temps. Ils ont permis d’ouvrir des voies routières permettant aux camions militaires d’acheminer le gros de l’aide d’urgence.
Malheureusement tous les bourgs n’étaient pas accessibles par la route, et ne le sont toujours pas une semaine plus tard. Il ne reste donc que l’hélicoptère.

À partir de là ce sont des norias de Caïman, Cougar Rénovés, et Puma de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre appuyés même par un Caïman de la Marine Nationale qui sont entrés dans la danse. Ils ont même été rejoints durant quelques heures par un Caracal de l’Armée de l’Air, un hélicoptère plus souvent vu lors d’opérations spéciales que pour livrer couvertures et packs d’eau minérale à des sinistrés. Car le secret de ces opérations dans les Alpes Maritimes, dans les vallées de la Roya, de la Tinée, et de la Vésubie résident là-dedans : les hélicoptères militaires assurent désormais des missions de livraisons de vivres et de ravitaillement d’urgence.

Pour autant ce ne sont pas des missions sans risque comme a pu s’en rendre compte ce dimanche 4 août 2020 l’équipage d’un Caïman de l’ALAT. Sa charge sous élingue s’est retrouvée en grande instabilité et s’est détaché peu après son décollage de l’aéroport international de Nice-Côte d’Azur. Selon toutes vraisemblances il s’agissait d’un groupe électrogène. Par chance il est tombé hors de toute zone habité et n’a fait aucun dégât à l’impact, en dehors de lui-même. L’hélicoptère a été de son côté immobilisé. C’est là que l’appareil de la Marine Nationale est intervenu, afin de le remplacer.

Un invité de marque dans le dispositif : l’EC725 Caracal !

Ce type de déploiement permet de vérifier par l’exemple que nos militaires sont parfaitement aptes à être engagés au profit des populations civiles avec la même aisance que sur un théâtre d’opérations extérieures quand il s’agit de faire la guerre. C’est une des forces du ministère des Armées et de ses composantes, depuis maintenant une vingtaine d’années.

Photos © Ministère des Armées.

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3 COMMENTAIRES

  1. C’est lors de sinistres naturels que l’on peut particulièrement apprécier des forces de l’ordre et des militaires bien entraînés et bien équipés. Quand la nature se déchaîne, les antimilitaristes se terrent et les hommes et femmes en uniforme répondent présents ! Bon courage aux populations éprouvées !

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